L'histoire du jour nous emmène au Pays-Bas où une attraction touristique a viré au scandale...

Connaissez les jeux vidéos de type Escape the room (Echappez-vous de la pièce) ? Le principe est simple : on vous enferme virtuellement dans une pièce pleine d'indices et vous avez une heure pour résoudre le rébus et vous en échapper. Ce jeu connaît un vrai succès et il a donc été adapté à la vie réelle. C'est à dire une vraie pièce, une vraie équipe qui doit coopérer pour sortir d'une pièce où ils sont enfermés. Desescape rooms de ce genre, il en existe désormais dans le monde entier.

Donc rien d'étonnant à ce que la petite ville néerlandaise de Valkenswaard en installe une en guise d'attraction touristique. Elle a d'ailleurs un certain succès, cette escape room : le rébus qui permet de s'en échapper est réputé difficile à résoudre. La pièce serait une réplique exacte de celle d'Anne Frank. Tout y est, y compris la chambre secrète où Anne Frank et sept autres personnes se sont cachés pendant deux longues années, jusqu'au 4 août 1944, date à laquelle les nazis ont trouvé la cache et ont envoyé tout le monde à Auschwitz.

Ce sont ces deux années de captivité au secret que raconte Anne Frank dans son journal. C'est d'ailleurs la Fondation Anne Franck qui a repéré et finalement dénoncé l'escape room de Valkenwaard comme « condescendante ».

Parce qu'à Valkenwaard, la pièce cachée d'Anne Frank, derrière une bibliothèque, est la clé de l'énigme pour s'échapper du jeu. Autrement dit, cette pièce est l'issue heureuse du jeu alors qu'elle a été l'antichambre de la mort pour le petite Anne Frank.

Ce qui fait dire à la Fondation Anne Frank que cette attraction « fait montre de peu d'empathie pour les survivants de la Shoah et surtout, donne l'impression que se cacher des nazis était une sorte de passetemps amusant ». La ville s'est évidemment excusée.

Une revue de presse consacrée à la visite historique de Barack Obama à Cuba

Cela faisait presque 90 ans qu'un président américain en exercice ne s'était pas rendu en visite officielle à Cuba. Evidemment, tous les quotidiens cubains et américains suivent cette visite minute par minute et elle va durer 3 jours.

Dans les pages de Juvertud Rebelde , par exemple, un éditorialiste rappelle que « notre héros national, l'apôtre José Martí, nous a enseigné à regarder avec objectivité et amour le peuple américain avec lequel il a vécu un bon tiers de sa vie ».

Des mots doux, d'accueil, qui n'empêchent pas quelques piques : « si j'étais le médecin personnel de Barack Obama, écrit un journaliste de Granma, je serais un peu inquiet, n on pas à cause d'un moustique effronté qui oserait piquer le président des Etats-Unis, mais plutôt parce qu'il n'est pas préparé, ce président, à la politesse, la sincérité, la franchise d'un peuple – jeunes comme vieux – habitué à dire les choses telles qu'elles sont et à regarder dans les yeux de ceux à qui elle parle » . Voilà le danger !

Barack Obama veut fermer Guantanamo avant son départ de la présidence
Barack Obama veut fermer Guantanamo avant son départ de la présidence © MaxPPP

Côté américain, c'est le Nuevo Herald , le quotidien des cubains de Floride qui suit le mieux ce voyage historique, C'est là qu'on lit ce simple fait : l'arrestation de dizaines d'opposants juste avant l'arrivée d'Obama, dont la présidente des Dames en blanc, Berta Soler, qu'Obama devait recevoir mardi.

Et ce poème en guise d'éditorial : « Obama et Michelle sourient sur le Malecón effleurés par la brise cubaine. Mais le couple ne regarde pas le ciel et les nuages. Nous sommes là ! Oswaldo et Harold ! On nous a assassinés au soir du 22 juillet 2012. »

Oswaldo Payá et Harold Cepero sont deux opposants au régime cubains morts dans un accident de voiture en 2012. Un accident auquel personne, du côté de la dissidence, ne croit vriament tant il a arrangé le régime cubain.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.