Un oeil dans la presse portugaise et plus particulièrement un journal de gauche

Le journal en question s'appelle Publico, c'est un peu l'équivalent au Portugal du Monde, c'est-à-dire un journal de référence et de centre-gauche. C'est aussi le journal des intellectuels portugais. Un journal qui ce matin est en état de choc.Il devrait pourtant être ravi : depuis hier, le Portugal n'aura pas, comme prévu après les élections du 4 octobre, un gouvernement de droite mais exactement l'inverse : un gouvernement très très à gauche avec des socialistes, des communistes et même l'extrême gauche ! C'est historique !

Eh bien aussi étonnant que ça puisse paraître, Público n'a pas du tout apprécié la manœuvre. Le journal est même furieux : « il est inacceptable que les socialistes négocient et concluent une alliance avec des partis que ne reconnaissent pas la grandeur et la supériorité de la démocratie libérale ».

Et toujours aussi furieux, le journat conclut : « le mépris de l'extrême gauche pour les libertés les libertés individuelles et les garanties démocratiques est au moins aussi grand que celui de l'extrême droite. Cette alliance est une mauvaise nouvelle pour le pays ». Un édito comme une déclaration de guerre ce matin !

Pour l'histoire du jour, vous avez décidé de nous faire chanter l'hymne espagnol

Sauf que ça ne va pas être possible ! Pour une raison toute bête : l'hymne espagnol n'a pas de paroles. C'est un des seuls hymnes au monde, avec celui du Kosovo et de Saint Marin à ne pas avoir « de sang impur qui abreuve les sillons ».

Tous les supporters de foot le savent : lorsque l'équipe d'Espagne joue ou gagne, les joueurs écoutent sagement la « Marcha Real », la Marche royale, c'est le nom de l'hymne espagnol, mais ils restent muets, ou regardent le drapeau avec un air inspiré. En fait l'hymne original avait bel et bien des paroles mais elles étaient trop nationalistes, trop franquistes pour tout dire.

Bref, des paroles qui ne convenaient ni aux démocrates, ni aux Catalans et encore moins aux Basques. Conclusion : la démocratie revenue, il y a 40 ans, les paroles ont été passées à la trappe.

Jusqu'à ce qu'un compositeur décide d'en écrire de nouvelles. Il s'appelle Victor Lago ce compositeur et, tout seul dans son coin, il a effectivement décidé de redonner des paroles à ce fichu hymne muet. Et il a même commencé à collecter des signatures pour, à terme, présenter son œuvre au Parlement.

En voici quelques mesures :

C'est même pas la peine d'aller plus loin ! Ca ne va pas le faire ! Vous n'avez pas entendu : ça commence par « Gloire, Patrie ». Ca suffit pour que Catalans fassent la fine bouche et que le reste de l'Espagne regarde ailleurs. Pour vous donner une idée du problème, en 2008, un concours avait déjà été organisé, 7 000 personnes avaient répondu et le gagnant avait dû abandonner tout espoir parce que son hymne commençait par « Vive l'Espagne ».

Alors « Gloire, Patrie », c'est même pas la peine d'aller plus loin. Conclusion : c'est pas demain la veille que les joueurs de foot espagnols s'égosilleront sur l'hymne.national espagnol, je vous le garantis.

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