A la Une de la presse grecque

Sur la Une de Kathimerini , on trouve Alexis Tsipras absolument hilare, qui dit "Syriza retourne au pouvoir avec une victoire nette, c'est le moins qu'on puisse dire".

Edito mi figue-mi raisin pour une quotidien qui n'a absolument pas soutenu Tsipras et qui dit clairement "Retournez au boulot !".

A la Une de la presse cubaine ce matin : l e pape, le pape, le pape...

Que ce soit à la une de Trabajadores (Travailleurs), de Juverntud Rebelde (Jeunesse Rebelle) ou du quotidien officiel du Parti communiste cubain, le célèbre Granma . C'est à qui sera la plus papapophile ou papidolâtre. A la une de Granma , « le pape François avec Fidel » avec une dizaine de photos, pas moins. Et donc autant de preuves de vie de Fidel Castro. Il n'y a plus que la presse cubaine pour écrire : « Sa Sainteté François, pontife suprême de l'Eglise catholique ».

Devinez ce que Fidel a offert au Pape ? Un livre de 1985 intitulé « Fidel et la religion ». Ca ne s'invente pas !

Mais les grands vainqueurs à ce petit jeu communisto-catholique c'est ce qu'écritJuventud Rebelde dans son éditorial : « Il est arrivé à La Havane embrassant les enfants, échangeant des signes d'affection, remerciant tout le monde et tout un peuple à la fois. Et ce, au pied même de l'avion qui tel une immense colombe, l'a amené de son vol de paix de 8 600kms vers nous. »

L'histoire du jour est espagnole et plus précisément madrilène

Commençons par une leçon de choses : ce n'est pas le Père Noël qui donne des cadeaux aux petits Espagnols, mais les Rois mages. Avec une conséquence : en Espagne, les enfants reçoivent leurs cadeaux le 6 janvier, jour de l'épiphanie, et pas le 25 décembre.

Le pape François et Fidel Castro
Le pape François et Fidel Castro © / Alex Castro

Depuis toujours, les villes d'Espagne organisent donc le 6 janvier une grande parade, une cabalgata, avec en tête, les 3 rois mages : Gaspard, Melchior et Balthazar, qui jettent des bonbons aux enfants sur leur passage. Les enfants adorent, vous imaginez bien !

La mairie de Madrid a décidé de changer les règles de cette fameuse cabalgata : cette année, le roi mage Balthazar sera Noir.

Certes, Balthazar EST noir -s elon la tradition, bien sûr. Mais depuis toujours, à Madrid et dans la plupart des villes d'Espagne, celui qui joue Balthazar est un acteur blanc grimé en noir. Ca fait des années que les associations qui représentent les noirs en Espagne parle d'incongruité. Ils ont donc obtenus gain de cause : à compter du 6 janvier prochain, Balthazar à Madrid sera joué par un acteur Noir.

Ce n'est d'ailleurs pas tradition espagnole qui souffre en ce moment. A Torsesillas, une petite ville de Castille, on lâche un taureau sur une place et des hommes, à cheval ou à pied, qui sont chargés de le tuer à coup de lance. Ca s'appelle la fête du Toro de la Vega.

Autre exemple : jusqu'en 2002, on lançait encore une chèvre du haut du clocher du village de Manganeses.

Quant à la fête du Toro de la Vega existe depuis le Moyen-Age. Cette année, des centaines de militants de la cause animale ont tenté de sauver le taureau. Ils n'y sont pas parvenus mais ils l'ont échappé belle : leur opposition a tellement enragé les organisateurs qu'ils ont, écoutez bien, lâché le taureau au milieu de la manif. Alors que des militants s'étaient menottés dans l'enceinte. On est passé pas loin du drame.

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