Des clowns manifestent en ce moment à Washington.

La coulrophobie, une phobie des clowns
La coulrophobie, une phobie des clowns © AFP / EZEQUIEL BECERRA / AFP

Mais attention, profitons en pour signaler une info bidon, ou « fake news » : non, des clowns professionnels américains et canadiens n'ont pas manifesté leur déplaisir à la sortie des cinémas diffusant « Ça » : il s'agissait d'un coup de pub organisé par certaines salles.

Par contre, le weekend dernier, un millier d'américains déguisés en clowns terrifiants ont bel et bien manifesté à Washington. Ceux-là s'appellent les Juggalos et ils sont fans d'un groupe de rap-metal appelés Insane Clown Posse, eux-mêmes grimés en clowns.

Ils avaient de bonnes raisons de manifester : le FBI les a récemment classé comme un gang, ce qui a des implications très concrètes : inscription sur leur casier judiciaire, donc difficultés pour trouver un emploi, ou encore interdiction d'intégrer l'armée.

Cette phobie américaine pour les clowns a un nom : la coulrophobie

En fait, cette peur irrépressible des clowns est une affaire anglo-saxonne et surtout américaine. Cela remonte au XIXe siècle. A l'époque, des milliers d'ouvriers vendent leur bras sur les chantiers des chemins de fer. Des ouvriers errants de ville en ville pour gagner une misère. Ces milliers de travailleurs pauvres et querelleurs, se retrouvent dans les grandes villes des nœuds ferroviaires, comme Chicago.

L'hiver, pas de travail : pour gagner un peu d'argent, ces « hobos », ces « vagabonds », font des petits boulots dont clown ! Des clowns mal habillés, mal maquillés qu'on retrouve le soir, ivres, aux abord des beaux quartiers.

La peur des clowns est une peur sociale et historique

Stephen King ne s'y est pas trompé : son clown terrifiant ratisse les égouts, comme les clowns vagabonds du XIXe et XXe siècle, qu'on retrouvait dans le caniveau. Souvenez-vous, le dernier grand clown américain, Charlot, est un vagabond ! En France, on n'a pas du tout le même rapport aux clowns. Notre tradition clownesque vient d'Italie : c'est la Comedia dell'Arte à l'italienne. Pour nous, les clowns c'est la fête, le rire, le théâtre ; pour les américains, le clown c'est le danger, la misère, la peur.

En Malaisie, à la rencontre d'un autre genre de clown

Elle se fait appeler Dr Vida et elle est à la tête d'un petit empire cosmétique en Malaisie. La Malaisie qui est un pays à l'islam modéré ce qui ne l'empêche pas d'être assez conservateur, notamment sur la place des femmes. Mais Dr Vida s'en fiche : elle porte un voile rose, une tiare en strass, multiplie les frasques, sort une chanson intitulée « I am me », je suis moi : en clair, elle insupporte les mollah.

Des mollahs qui attendaient patiemment la faute. Elle n'a pas manqué d'arriver : avant-hier, une photo d'elle a été publiée sur Instagram montrant Dr Vida dans un bain de billets de banque et de bijoux. Le scandale était servi !

Mais c'est tout de même difficile de détester cette femme en rose, en tiare et célibataire, c'est-à-dire libre, Girl Power !

Masques (assez effrayants disons-le) de clowns
Masques (assez effrayants disons-le) de clowns © Getty / Scott Olson
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