Direction le Brésil pour prendre des nouvelles d'une tribu amazonienne

C'était il y a 2 ans, en juin 2014, 35 hommes et femmes d'une tribu amazonienne sortaient de la forêt vierge pour prendre contact avec « l'homme blanc », c'est comme ça qu'ils le disent eux-même. Cela a été un événement mondial. D'abord parce que c'est extrêmement rare que ce qu'on appelle une « tribu incontactée » fasse cette démarche.Entre le Pérou et le Brésil, on pense que 2 à 3 000 hommes et femmes, répartis en une soixantaine de tribus, vivent ainsi en retrait de la civilisation.

Il est formellement interdit de les approcher, sous peine de prison . Or ce jour-là, après une semaine de voyage sur le fleuve, une dizaine d'individus a « pris contact » avec nous et, par hasard, une caméra était là pour enregistrer l'événement.

La première chose qu'il a fallu faire dès les premiers jours de cette rencontre exceptionnelle ? Vacciner toute la tribu et le plus vite possible ! Histoire qu'il ne meurent pas dans les semaines qui suivent de grippe, de rhume ou d'angines. Ce qui concrètement signifie envoyer un médecin et convaincre la tribu que les piqures ne sont destinées à les tuer. Une fois cette formalité accomplie, leur nouvelle vie a pu commencer, avec pour unique consigne de ne leur donner que ce qu'ils demandent. Pas question d'écoles encore moins de religion, c'est-à-dire d'évangélisation, ni évidemment de télévision ou de radio. Mais par contre, des vêtements – ils trouvent ça très pratique – des outils d'acier – des haches par exemple – et des tongs ! Le bonheur !

Cette rencontre démystifie un peu l'idée de « paradis terrestre » et de « société pacifique » que l'on imagine parfois les concernant. D'abord, ils savent parfaitement que nous existons. Ils passent même une partie de leur temps à nous observer de loin. Ensuite, ils ont peur de beaucoup de choses : des serpents, des grosses bêtes et surtout du tonnerre. Ensuite, ils se font des guerres impitoyables, avec des dizaines de morts. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à ces 35 Amérindiens, rescapés d'une guerre tribale.

Enfin, pour le reste, depuis qu'ils ont contacté « l'homme blanc » ils ont fait provision de marmites et de casseroles, continuent de chasser et de cueillir et vivent dans un camp qu'ils ont eux-même choisi. La vie a donc repris comme avant, les tongs en plus !

Une revue de presse consacrée à une autre tribu plus étrange et plus farouche encore : les Britanniques...

Une tribu qui vient de se donner un chef charismatique en faveur du non à l'Europe : le maire de Londres, Boris Johnson. Celui que le Guardian appelle « le politicien Heineken », c'est-à-dire « un homme capable de mobiliser les électeurs au delà de ce que les politiciens ordinaires peuvent et savent faire ». Il n'y avait qu'à voir la foule des reporters pour s'en convaincre.

Boris Johnson pour le Brexit
Boris Johnson pour le Brexit © MaxPPP

« Boris Johnson est immensément populaire et, en plus, il plaît aux plus jeunes, plutôt enclins à voter pour le maintien dans l'Union Européenne. Le camp du non tient son leader et preuve de son mépris pour David Cameron : il l'a prévenu 10 minutes à peine avant sa déclaration. »

Pour The Independent , « malgré ses protestations de loyauté envers Cameron, le maire de Londres à temps partiel qu'est Boris n'a qu'une idée en tête : dominer le débat sur l'Europe pour finalement succéder à David Cameron comme Premier Ministre. Dans les pages du Telegraph , l'actuel maire de Londres explique sa position : « L'Europe est terre de la plus grande et la plus riche civilisation au monde et la GB ne cessera jamais d'y contribuer. Il faut distinguer cette Europe là du projet politique européen ».

Et il en appelle à Churchill et à cette Grande Bretagne éternelle qui « a passé 500 ans à tenter d'empêcher l'Europe continentale de s'unir contre nous. Il n'y a aucune raison que je laisse cela se produire aujourd'hui, qui plus est au nom de l'amitié qu'on nous porte ».

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