Le chiffre de 500 000 morts de la Covid19 devrait être rapidement dépassé. Et c'est un choc pour les Américains. revue de presse.

Un décès sur cinq dû à la Covid19 dans le monde serait américain, en tenant du fait que beaucoup de pays sous-estiment leur bilan. Il n’en reste pas moins que ce chiffre est un choc.
Un décès sur cinq dû à la Covid19 dans le monde serait américain, en tenant du fait que beaucoup de pays sous-estiment leur bilan. Il n’en reste pas moins que ce chiffre est un choc. © AFP / Bryan R. Smith

Bientôt un demi-million de morts de la Covid19 aux États-Unis. Un chiffre qui fait des États-Unis le pays le plus touché au monde. C’est simple : un décès sur cinq dû à la Covid19 dans le monde serait américain, en tenant du fait que beaucoup de pays sous-estiment leur bilan. Il n’en reste pas moins que ce chiffre est un choc.

Pour bien en mesurer la magnitude, chaque quotidien à sa méthode. La plus explicite est celle du New York times : « 500 000 morts, c’est plus de victimes que sur les champs de bataille de la 1ère et de la 2nde Guerre mondiale et de celle du Vietnam réunies ».

Le Washington Post emploie pour sa part une méthode plus… imagée, par le biais d’une infographie : si 500 000 personnes voyageaient par bus, il en faudrait 9 804 pour toutes les transporter et la file d’autobus s’étendrait sur plus de 150 km de long.

Ou encore, si le mémorial de Washington aux anciens combattants du Vietnam contenait 500 000 noms, il serait 8 fois plus haut. Enfin, le Cimetière militaire national d’Arlington ne suffirait pas à les contenir tous, lui qui abrite pourtant 400 000 tombes.

Des chiffres et des hommes

Derrière ces chiffres, il y a des hommes et des femmes. Le New York Times prend même soin de leur rendre hommage dès les premières lignes parlant d’une nation « embuée par le malheur et le deuil qui affronte le choc d’un chiffre : 500 000 ».

Le grand quotidien vient rappeler que « le 31 mars dernier, lors d’une conférence de presse, le Dr Anthony Fauci, expliquait que les États-Unis pourraient déplorer 240 000 morts ». « Même », ajoutait-il, « si nous respectons un confinement généralisé ».

Puis le quotidien passe en revue quelques vies effacées, comme celle Bob Manus, à Plano, au Texas, ancien combattant, qui depuis 16 ans, aidait les écoliers à traverser. Son coin de rue est aujourd’hui vide après qu’il est décédé en début d’année.

Le Washington Post, pour sa part, s’est intéressé aux enfants morts de la pandémie. Certes ils sont infiniment moins nombreux : « début février, on n’en comptait que 271, mais pour les parents de la petite Gigi, 6 ans, les statistiques sont sans objet ».

« Gigi Morse vivait à Jackson Tennessee. Elle était une véritable pile électrique qui adorait les Froot Loops, ces céréales colorées des matins enfantins aux États-Unis et était obsédée par La Reine des neiges ». 

L'avenir est aussi synonyme d'espoir

USA Today commence par expliquer que « 90 000 victimes pourraient s’ajouter d’ci le 1er juin au demi-million déjà décédé de la Covid-19. Ce qui porterait le chiffre de la pandémie de 2020-2021 au niveau de celle de grippe espagnole un siècle plus tôt.

Mais c’est aussitôt pour souligner que « les contaminations et le nombre de morts quotidiens décroit rapidement aux États-Unis. Un espoir repris par le Washington Post pour qui le nombre d’infection a été, en moyenne, divisé par trois depuis début janvier.

Comment l’expliquer ? « La fin des conséquences des vacances de Noël, le fait que de plus en plus d’Américains portent le masque et l’accélération de la campagne de vaccination, même si ces bons résultats ne doivent pas signer un retour de la complaisance ».