Direction l’Australie où on a fait les comptes : la diplomatie du koala revient trop cher

Savez-vous ce qu'est la diplomatie du panda géant ? Pour huiler ses relations étrangères, la Chine, a pris l'habitude d'utiliser ses pandas géants comme des ambassadeurs de luxe. A chaque fois que le régime de Pékin veut montrer sa générosité et son amitié, il envoie un ou deux pandas en avion et en pension dans un zoo britannique, américain ou japonais. La France a bénéficié il y a peu de ces largesses diplomatico-zoologique. En effet, en 2012, un couple de pandas adultes a ainsi rejoint le zoo de Beauval. Ils s'appellent Yuan Zi et Huan Huan, Rondouillard et Joyeuse en français. Devant le succès médiatiques, les australiens ont décliné la formule et ont, eux aussi, voulu offrir quelques-unes de leurs bêbêtes à l'étranger.

Koala
Koala © / David Iliff

Pas des pandas, bien sûr, mais des koalas australiens ! Il faut dire qu'entre les kangourous et les koalas, le choix a été vite fait : difficile en effet de prendre une photo avec un kangourou dans les bras. Les koalas sont beaucoup plus sages et adorent qu'on les enlace. Les kangourous beaucoup moins.

Sauf que les australiens avaient oublié une petite chose : les chinois prêtent leurs pandas contre paiement : il faut compter en moyenne 1 million de dollar par panda et par an. Le voyage est, en plus, aux frais du zoo d'accueil. Bref, c'est une affaire qui roule.

L'Australie, à l'inverse, paie pour ses koalas. Ainsi Canberra a déboursé 133 000 dollars australiens - c'est à dire 90 000 euros - pour envoyer quatre koalas au zoo de Singapour. Sans compter l'envoi bihebdomadaire de feuilles d'eucalyptus ! Même facture astronomique pour le sommet du G20 à Brisbane en 2014. Pour que les photographes puissent immortaliser Hollande ou Poutine avec un koala dans les bras, il en coûté 16 000 euros au contribuable australien... qui n'a pas apprécié...

Pourtant, l'Australie et la Chine ne sont pas les seuls pays à faire voyager des espèces rares. Les Seychelles ont par exemple pris l'habitude d'envoyer aux pays amis des tortues géantes Aldabra. Et c'est la Chine qui a dû la dernière s'accommoder du paquet cadeau.

Une revue de presse est aujourd'hui consacrée aux réfugiés qui continuent d'arriver en Grèce

Alors que l'accord entre l'Union Européenne et la Turquie est entré en vigueur hier matin. Le quotidien grec To Vima fait déjà les comptes : « il y a officiellement 48 141 réfugiés en Grèce dont 12 000, coincés à la frontière macédonienne. Et 2 000 sont en ce moment en route pour Athènes en provenance des îles grecques. Or le coût pour le pays est énorme : rien que pour traiter les arrivants, l'Etat grec mobilise 400 interprètes, 400 soignants, trente juges et un total de 4 000 policiers ».

Le tout dans un pays censé faire des économies sur ses dépenses budgétaires et que les retours programmés vers la Turquie doivent commencer le 4 avril prochain. Le quotidien grec I Kathimerini doute que tout soit prêt à temps :

« L'objectif central d'Ankara est que les Turcs puissent voyager sans visa dans l'Union européenne au plus tard en juin prochain. Or, pour se faire, la Turquie devra avoir rempli 72 critères administratifs et de sécurité exigés par l'Europe. On en est loin ».

Pourtant, les choses avancent, selon le quotidien turc Hurriyet : « un total de 25 officiels turcs ont ainsi rejoint leur poste dans les îles grecques : huit à Lesbos, six à Chios, cinq à Samos et trois pour chacune des île de Kos et Leros ». Rien que cela, l'accueil d'officiels turcs en terre grecque, est en soi une révolution tant les relations entre Grèce et Turquie sont traditionnellement tendues, surtout dans ces îles grecques voisines de la côte turque. C'est peut être ça la vraie révolution.

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