Ce jour là, les Mexicains commémorent une victoire contre les Français. Aux Etats-Unis, c’est devenu l’équivalent de la Saint Patrick pour les Irlandais.

Cinco de Mayo
Cinco de Mayo © AFP / SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Tous les ans depuis 2006, Philadelphie organise une grande parade festive, appelée « Carnaval de Puebla » à l'occasion du « Cinco de Mayo », le « 5 mai » mexicain. C'est même devenu au fil des années une des parades les plus spectaculaires de Etats-Unis. Près de 15 000 participants en costumes spectaculaires, des stands de tacos à tous les coins de rue, de la tequila à gogo et ce, chaque dernier week-end d'avril. On vient de partout : de Pennsylvanie, bien sûr mais aussi de New-York, voire de Chicago. Quant au « Cinco de Mayo », il commémore une victoire contre les Français (le 5 mai 1862). On leur a mis la pâtée l'année suivante, en 1863. Mais vous savez, les Mexicains, ne sont pas le genre à s'arrêter à des détails quand ils ont décidé de faire la fête.

Pourquoi Philadelphie a donc annulé cette fête ? C'est d'autant plus surprenant qu'il faut des mois pour la préparer et que cette année, le comité d'organisation avait même embauché des musiciens venus de Puebla, la ville mexicaine d'où viennent l'essentiel des Mexicains de Philadelphie. Que c'est-il passé ? Il s'est passé l'élection de Trump et ses promesses répétées d'expulser au bas mot 3 millions de sans papiers. Menace que, sitôt installé à la Maison-Blanche, il a mis à exécution avec fracas et surtout beaucoup de publicité. Pas plus tard que mi-février, l'immigration américaine, l'ICE, a conduit des opérations dans six états américains, arrêtant et finalement expulsant près de 700 sans-papiers, essentiellement Mexicains. Les journaux sont pleins d'histoires de parents qui viennent déposer leurs enfants à l'école et qui y sont attendus par les agents de l'ICE. Bref, le bruit a commencé à courir à Philadelphie que l'ICE allait profiter du « Cinco de Mayo » pour faire son marché. C'est une rumeur, démentie par l'ICE qui n'a pas le droit d'arrêter de façon indiscriminée. Mais le mal était fait : beaucoup des festivaliers ont averti qu'ils resteraient chez eux : pas de festivaliers, pas de carnaval : la ville a préféré annuler la fête. Voilà comment Donald Trump a privé de carnaval et de fête les familles de Philadelphie et les commerçants de Philadelphie... qui sont furieux : parce, le « Cinco de Mayo » était devenu un des temps forts du petit commerce local qui, au fait, a voté Trump !

  • Une revue de presse en Turquie

Avec un papier du quotidien Hürriyet qui montre bien comment la tension entre l'Allemagne et la Turquie est entretenue de façon quasi automatique : cette fois-ci, c'est un ponte de la CDU d'Angela Merkel, Volker Bouffier, qui en rajoute une couche : il a assuré à la presse allemande qu'après ses insultes à l'attention de la chancelière, le président Erdogan n'était plus le bienvenu en Allemagne. Erdogan qui comptait s'y rendre d'ici la fin du mois ! Il ne manquerait plus qu'il soit refoulé à l'aéroport !

  • Un tour au Japon

Pour un papier que j'ai repéré dans le Mainichi Shinbun de Tokyo qui explique que la Corée a écrasé le Japon et que, pendant ce temps, la Chine a défait un logiciel malveillant. Je vous rassure, la guerre n'a pas été déclarée pendant votre sommeil. Il s'agit des Championnat du monde de jeu de Go à Osaka : un jeu de stratégie, certes, mais sans victimes ni missiles. Donc le Coréen du Sud Park a battu le Japonais Iyama pendant que le Chinois Mi Yuting défaisait un ordinateur : DeepZenGo.

  • Et en Espagne

Je suis tombé sur un article incroyable d'El País qui raconte la faillite d'une entreprise qui avait réussi à convaincre le Barça, d'apposer son nom à un columbarium dédié. Une urne funéraire « Barça » dans une allée BlueGrana entourés de supporters. Il semblerait que le club ait empoché quelque chose comme un million d'euros pour ce qui ressemble à une escroquerie : l'affaire est devant la justice espagnole.

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