Il s'appelle Sandile Mavimbela, il a 27 ans et c'est le Los Angeles Times qui raconte son quotidien de libraire des rues de Johannesburg.

Stand de livres dans un marché aux puces de Johannesburg
Stand de livres dans un marché aux puces de Johannesburg © Getty / Michelle Dormer

Ce portrait dans le Los Angeles Times est un de ceux qui vous captivent, vous émeuvent et valent bien quelques minutes d'antenne.

La librairie de Sandile, ce sont quelques dizaines de livres posés sur un bout de plastique sur un pont ferroviaire qu'il a choisi pour le passage, bien sûr, mais aussi pour une raison très littéraire : pour lui, les livres sont des ponts entre les hommes.

Voilà comment il parle de son métier : « les livres sont des passerelles vers une vie meilleure et moi aussi je suis un pont, entre le livre et mes clients, un pont vers la connaissance ». Un pont qui, dit-il l'a sauvé du trafic de drogues et de la délinquance.

Vendre un livre sur un pont entre deux quartiers malfamés est un art qu'il maitrise à la perfection : l'angoisse d'une mère qui chine des manuels scolaires bon marchés ou les espoirs d'un étudiant qui rêve de devenir riche en lisant un vademecum.

Ou tout simplement, un lecteur assidu qui voudrait s'évader un peu. Alors, pour répondre à votre question, on trouve de tout sur cette librairie à ciel ouvert : les Hunger Games de Collins, Le Seigneur des Anneaux de Tolkien ou encore Lord Jim, de Conrad.

Mais aussi L'Art de la négociation, d'un certain Michael Wheeler ou encore Quand dire oui et comment dire non, une sorte de manuel de savoir vivre. Mais voilà, pour cela, pas de site internet : il faut se rendre sur place.

Le principe de sa librairie est simple : les clients lui demandent un livre, il note le titre, le numéro de téléphone et c'est parti pour les brocantes, les friperies ou les librairies d'occasion... des quartiers blancs bien sûr.

C'est là que se trouve la mine, les trésors délaissés. Mais il est pauvre, Sandile, et ça se voit. Alors on le surveille, on lui parle mal parce que pauvre, noir et passionné de lecture, c'est encore trop pour une bonne partie des blancs sud-africains.Mais comme il ne faut jamais perdre espoir dans l'humanité, il y a Judy. Alors que les autres vendeurs le rudoient, le toisent ; elle, elle lui garde de bons livres et les lui vend pour presque rien. Judy, elle rachète tous les préjugés raciaux... juste avec un sourire.

  • Une revue de presse internationale entièrement consacrée à François Fillon

Je vous racontais hier combien tous les quotidiens d'Europe et des Etats-Unis s'étaient « plantés », prédisant à l'instar de la presse française, la victoire d'Alain Juppé. Aujourd'hui c'est donc grosses gouttes et séance rattrapage avec une question :

« Qui est François Fillon et pourquoi est-il au centre de toutes les attentions en Europe ? » Au moins, Newsweek ne fait pas comme si il n'était pas surpris par le résultat du 1er tour de la primaire de la droite française.

Par contre, on sent le New York Times vexé d'avoir été pris en défaut de clairvoyance et, du coup, il commence son portrait par ces mots peu amènes : « François Fillon, un ancien Premier ministre taciturne et traditionaliste en tête du scrutin ».

Le Los Angeles Times préfère se concentrer sur le diable qu'on connait, Nicolas Sarkozy, en expliquant que « sa personnalité flamboyante contraste avec l'image de sérieux et d'autorité renvoyée par son ex-Premier ministre », d'où sa victoire.

La Republica à Rome fait la même analyse : « discret, sobre, François Fillon est l'antithèse de Sarkozy ».

Newsweek, qui se demandait qui était ce M. Fillon en conclut qu'elle est « un oiseau rare en politique française ».

« Fillon est un thatchérien et surtout, une équation à plusieurs inconnues dans une époque incertaine. L'Europe entière surveillera donc la présidentielle française en retenant son souffle ».

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