Ce matin, on part en Espagne où une statue de Woody Allen pose bien des problèmes...

A Oviedo, des féministes demandent le déboulonnage de la statue de Woody Allen
A Oviedo, des féministes demandent le déboulonnage de la statue de Woody Allen © Getty / Fernando Camino

Elle a été érigée en 2003 en plein centre de la capitale des Asturies, Oviedo. Et pour une bonne raison : en 2002, le cinéaste y a reçu le prestigieux prix « prince des Asturies » de la main même de celui qui allait devenir roi d'Espagne, le futur Philippe VI. Enfin, Woody Allen a su rendre la politesse, puisqu'en 2008, son film « Vicky Chrisitna Barcelona » y a été tourné. Il expliquait à l'époque qu'Oviedo était une ville « délicieuse, exotique, belle, propre, charmante, tranquille, faite pour la promenade ». Bref, une jolie histoire d'amour entre une cette ville endormie du nord de la péninsule ibérique avec un cinéaste de renommée internationale. Sauf que les histoires d'amour, c'est bien connu, finissent mal en général et en particulier en Espagne.  

Un groupe féministe a demandé son déboulonnage...  

La plateforme féministe des Asturies a effectivement demandé, c'était le 25 novembre dernier, que la statue soit retirée de l'espace public, qualifiant Woody Allen de « pervers et de prédateur ». Sans réponse dans un premier temps. Puis la semaine dernière a été publiée aux Etats-Unis la lettre de la fille adoptive de Woody Allen, Dylan Farrow. Une lettre dans laquelle elle réitère ses accusations de viol contre le cinéaste. Et là, la statue espagnole a commencé sérieusement à vaciller. Cette semaine, le collectif féministe a réitéré ses exigences de déboulonnage et, cette fois-ci, la mairie d'Oviedo a répondu qu'elle mettrai la question à l'ordre du jour du conseil municipal. Pour les féministes asturiennes, pas question de lâcher le morceau.  

D'autant que l'Espagne a une histoire assez compliquée avec les statues...  

Y compris Oviedo ! Il a fallu attendre 2015 pour que soit finalement retiré un médaillon de bronze à l'effigie de Franco qui trônait en centre ville. En l'Espagne, il ne reste qu'une seule statue du dictateur : elle se trouve dans l'enclave espagnole de Melilla, au Maroc.  

On part aux Etats-Unis cette fois pour une affaire de bonbons... 

C'était il y a environ une semaine dans une école primaire d'Albuquerque, au Nouveau Mexique. Une gamine de 9 ans rapporte fièrement de chez elle une boite de bonbons et, bonne camarade, commence à les distribuer à ses copines à l'heure du déjeuner. Quelques dizains de minutes se passent et l'enfant commence à se sentir bizarre, étourdie. L'infirmière a immédiatement compris : les bonbons était des sucreries au cannabis. 

Cinq autres enfants ricanant tout seul ont été ramené à l'infirmerie scolaire. Je précise que tout le monde va bien et que, si la petite fille se sentait mal c'est parce qu'elle en avait mangé 5 des bonbons. Ca permet de rappeler qu'aux Etats-Unis, près de la moitié du cannabis est vendu sous forme comestibles : bonbons, gâteaux, boissons. C'est d'ailleurs la seule véritable complication médicale constatée aux Etats-Unis depuis la légalisation du cannabis thérapeutique, puis récréatif : l'arrivée aux urgences de bambins ayant avalé goulument des bonbons réservés à papa ou maman. Le seul traitement ? Attendre, tout bêtement que ça passe en rassurant les enfants. En clair, ce sont les parents qui sont grondés et pas les enfants !

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