On connaît le libéralisme suédois, un modèle de tolérance et d'ouverture.

On l'a encore vu dans la crise des migrants. Ce pays de 9 millions d'habitants a accueilli sur son territoire plus de 245 000 réfugiés depuis 2014 : beaucoup plus en comparaison que la France.

Mais ce flot migratoire commence à braquer une partie du pays,  à tel point que le Parlement vient de resserrer les conditions d'asile. Une nouvelle loi, qui vient d'être adoptée cette semaine, prévoit de ne plus accorder que des permis de séjours temporaires et de limiter l'accès au regroupement familial.

Dans la pratique, cela signifie que les réfugiés bénéficieront d'une carte de séjour de trois ans, convertible en droit de résidence permanente, à la condition qu'ils trouvent un emploi permettant de subvenir à leurs besoins. Un texte très restrictif qui a été voté à une large majorité au Parlement.

Comme beaucoup de pays européens, ici aussi l'extrême-droite a le vent en poupe et capitalise sur cet afflux de migrants. Le parti des Suédois Démocrates, qui représente ce courant, a raflé près de 13% des suffrages lors des élections générales de 2014. Et le discours de la citadelle assiégée et menacée porte dans l'opinion. La ministre de la justice a déclaré que le système suédois pourrait s'effondrer complètement si une nouvelle vague de migrants se présentait au porte de la Suède cette année...

Il n'y a pas que la Suède qui commence à fermer ses portes...

Le Danemark ou la Finlande mettent aujourd'hui le pied sur le frein sur la question migratoire. Les Danois sont inquiets de cette nouvelle politique restrictive de Stockholm qui a aussi rétabli les contrôles aléatoires à sa frontière.

Ils craignent que les migrants restent bloqués sur leur territoire, car le Danemark est jusqu'ici un pays de transit et les réfugiés remontent tous au nord vers la Scandinavie.

On se souvient que pour dissuader les migrants de venir, les autorités danoises avaient exigé que les candidats à l'asile remettent leurs objets de valeur pour financer les frais de leur installation dans le pays.

En Angleterre, c'est le grand jour...

A la une du quotidien populaire le Sun, c'est même "le jour de l'indépendance", le moment de la "résurrection britannique".

Dans le camps pro-européen, le futur du pays est entre les mains des électeurs, écrit The Independent.

En Colombie, c’est peut-être la fin de la guerre entre les FARC et le gouvernement...

Un accord de cessez-le-feu vient d'être conclu entre la guérilla des Farc et les autorités de Bogota, il permettrait, précise le Guardian de Londres de démobiliser et de réintégrer à la vie civile 7 000 rebelles. Cet accord pourrait mettre fin, poursuit le journal, a un conflit qui dure depuis 52 ans et qui a fait plus de 220 000 morts. Il reste à régler plusieurs points pour signer une paix définitive, mais c'est un pas décisif, estime le Guardian...

En Irak, Falloujah est presque débarrassée des djihadistes de Daech

L'envoyé spécial du New York Times a fait le tour de la ville et des quartiers libérés par l'armée irakienne... Les restes de deux ans d'occupation des djihadistes sont visibles un peu partout. Le journaliste a découvert des corps décapités, une prison avec des cages minuscules, des livres de religion ultra radicale...

Il a même trouvé beaucoup de barbe appartenant à des combattants de Daech qui se sont rasés pour se dissimuler dans le flot de réfugiés...

En Sicile, la mafia utilise des chats pour déclencher des incendies criminels

C'est ce que révèle Le Temps de Genève. Des mafieux siciliens ont été repérés par des caméras de surveillance en train d'arroser d'essence des chats qu'ils enflamment dans des forêts pour provoquer des incendies... 800 départs de feu se sont déclarés la semaine dernière. Le but serait pour la mafia de récupérer ces terres brûlées pour des projets immobiliers...

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