Par Eric Valmir

Un stop aux Maldives, mais pas vraiment touristique

Dans une de ces dernières vidéos, Daesh met en scène une famille maldivienne au grand complet. 4 sœurs, deux accompagnés de leur maris, 3 frères, un accompagné de sa femme, 2 enfants en bas age, un garçon de 2 ans et un bébé, une petite de 6 mois. Tous ont quitté l'archipel sur lequel ils ont grandi pour rejoindre la Syrie. On compterait aujourd'hui 200 maldiviens à Raqa. Et ce n'est une surprise pour personne. A deux pas des bungalows sur pilotis sur les eaux bleues turquoises, sur l'ile principale, Malé, 400 000 habitants vit sous le joug de la charia. La constitution de 1997 avait instauré l'Islam sunnite comme religion d’État. Mais la percée de l'opposition va modifier le paysage politique. En 2008, le premier scrutin présidentiel multi-partite porte au pouvoir Mohamed Anni Nasheed, l'opposant historique des Islamistes, mais en 2012, il est renversé par son vice président avec le soutien de milices armées qui profitent de mutineries au sein de l'armée. L'équipe renversée par les urnes retrouve donc le pouvoir et durcit la législation de sa charia. L'adultère est soumis aux coups de fouets, trois cent femmes ont ainsi été pénalement punies ces trois derniers mois, un délit passible aussi de lapidations et de peines de prison. Journalistes et blogueurs sont régulièrement arrêtés et jetés en prison, le cas d'Adem Zareer, la liberté religieuse n'existe plus, les athées sont inquiétés par la justice, les monuments bouddhistes d'autrefois détruits et l'opposition politique réduite au silence. Le président renversé, Mohamed Anni Nasheed vient d'être condamné à treize années de prison pour terrorisme. Cynisme absolu quand on sait que l'organisation « Etat Islamique » recrute massivement dans les rangs des milices maldiviennes qui ont fomenté le coup d’État il y a trois ans. Plus au Nord, l'Inde s'inquiète à haute voix. Les Maldives seraient en passe de devenir une base logistique terroriste pour des actions futures en Asie du Sud-Est. New Delhi pensait que la peine de mort appliquée aux mineurs de 7 ans réveillerait la communauté internationale. Mais à part une indignation mesurée des Nations-Unies, et une lettre du syndicat français des agents de voyage adressée au ministre maldivien du tourisme, la pression ne fut pas à la hauteur d'une entorse à la convention des droits de l'enfant que Malé avait ratifié en 1991.

Parce qu'il y a une peine de mort applicable aux mineurs ?

Dès l'age de 7 ans pour des délits pouvant aller jusqu' au vol, et consommation d'alcool. Une fois la sentence délivrée, l'enfant est emprisonné, l'exécution fixée à la date de son 18ème anniversaire. Quand cette loi a été votée il y a deux ans, de Genève à New York, des agences onusiennes aux instances des droits de l'homme, des voix se sont aussitôt élevées. Des communiqués indignés sont publiés. On se disait que la levée de bouclier allait produire des résultats, mais le temps passe et rien ne se passe. L'Union Européenne est le deuxième partenaire commercial des Maldives, l'industrie du tourisme pèse aussi lourd d'un coté comme de l'autre et rien ne semble pouvoir altérer les échanges. Sur place, tout est fait pour que le flux de touristes ne croise jamais sur sa route un habitant. A peine débarqué de l'avion, le vacancier est immédiatement conduits sur son îlot de résidence, propriété de la chaîne hôtelière qui a privatisé le lieu. Les vacanciers peuvent vivre dans l'illusion que l'archipel est dirigé par le conseil d'administration du Club Med sans se douter une seconde qu'une des républiques islamistes les plus dures au monde sévit ici. Cet hiver une femme victime d'un viol collectif a été déclarée coupable. 150 coups de fouets sur la place publique, et au pays du maillot de bain fluo, on se baigne en burka intégrale.

L’Autriche à la une de la presse internationale

A la une de la presse autrichienne, les mêmes mots la nuit la plus longue et des éditorialistes qui avouent de mémoire de journalistes politique de ne jamais avoir connu pareil élection.

Egalité parfaite… Cette capture d’écran est l’image de la une des journaux… 50 à 50. dans un pays clivé autour de l’immigration, des réformes économiques et des questions européennes

La correspondante d El Pais, Sara Vert rappelle que le candidat vert était donné perdant de 14 points dans les sondages… Et que durant toute la journée, tour à tour, Hofer et Van der Belen viraient en tête de quelques milliers de voix pour laisser finalement une courte avance au candidat ultranationaliste 51 ,9 (14000 voix d’avance) mais il reste à dépouiller les votes par correspondance, 750 000 bulletins, 14% de l’électorat à priori favorable au candidat.

En Allemagne Der Spiegel s’attarde sur les report des voix des deux principaux partis éliminés au premier tour et qui se partageait le pouvoir depuis 50 ans. Les sociaux démocrates du SPO auraient voté à 70% pour Van Der Bellen et les démocrates chrétiens de l’OVP à 75% pour Hofer.

Pour Tonia Mastrobuoni de la Republica, rappelle que vote n’est pas austro autrichien. il intéresse au plus haut point le Front Nationale en France, un vote crucial surtout pour l’Europe quelques semaines avant le référendum

Le Soir en Belgique s’inquiète des saluts nazis vus hier soir à l’issue de la proclamation des résultats et Zeit reprend le discours de Norbert Hofer fatigué dit il, surtout que nous n’avons plus la faveur du pronostic, mais quoi qu’il en soit nous avons gagné, le candidat ultranational est persuadé qu’une dynamique est désormais enclenchée.

Le Corriere della Sera trouve un autre motif d’inquiétude électorale. Trump vire en tête dans les sondages aux Etats Unis. La rage américiane précipite le pays au bord du gouffre. Trump devant Clinton mais 6 él »é »cteurs sur 10 ne veulent aucun des deux.

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