Ce n'est tous les jours facile d'être le sosie de Kim Jong Un, le "cher leader" nord-coréen.

Détail d'une affiche en Corée
Détail d'une affiche en Corée © Corbis / Eric Lafforgue/Art in All of Us

Prenez Jia Yongtang par exemple. Pour mieux ressembler à son modèle, il a fallu qu'il prenne 30kg et surtout qu'il se fasse couper les cheveux au bol. La coupe est d'ailleurs – avec le côté rondouillard – la partie la plus réussie de son imitation. Au point que ceux qui l'arrêtent dans la rue imaginent souvent avoir affaire à une perruque. Pour le reste, c'est du costume et de la gestuelle.

Etre Kim Jong Un au quotidien, ça veut dire porter le costume Mao et des lunettes de soleil en permanence, marcher vite et surtout ne pas oublier de mettre les mains dans le dos. Enfin quelques mots de Coréen suffisent à compléter le tableau.

Et les Chinois s'y laissent prendre. Ils adorent les sosies. C'est même une très ancienne tradition locale : ils se produisent partout.sosie c'est une carrière assurée

Jia Yongtang a été formé par un des nombreux sosies de Mao qui tournent dans tous le pays. Récemment, il est apparu dans un film aux cotés du sosie chinois de Barack Obama : tous les deux saluant la foule en faisant le V de la victoire.

Et d'ailleurs, ils sont très jaloux de leurs performances, les sosies. Une fois où un reporter lui faisait gentiment remarquer qu'il disait bonjour comme les Coréens du Sud et non du Nord, il a mouché le bonhomme en répliquant : « Tous les Coréens parlent la même langue. Arrêtez avec vos remarques idiotes sur mon art ». Susceptible M. Kim ! Et on le comprend : dans la rue avec lui, c'est l'assurance de deux ou trois selfies accordés de bonne grâce.

Pourtant avec les filles, c'est pas ça... peut-être à cause de son poids.

Mais les censeurs chinois ont justement bloqué sur Internet les recherches ou le mot clé « Kim le gros » ou « Kim le bouffi », qui est son surnom ironique côté chinois. On ne plaisante plus avec le cher leader voisin.

Si Jia Yongtang n'a pas de succès avec les filles, c'est qu'il utilise l'équivalent chinois de Tinder et qu'arrivé à sa photo, les candidates prennent peur en voyant le leader joufflu de Corée du Nord leur faire un petit signe de la main entre deux bellâtres !

  • Une revue de presse japonaise

Du Yomiuri Shimbun pour être précis : celle d'un mascaret, ces vagues de fleuve, remontant le courant de la rivière qui traverse la ville de Tagajo. Une vague d'un peu plus d'1 milliard : le résultat du puissant séisme qui a frappé le pays à 5h59 du matin hier.

Plus de peur que de mal mais tout de même cette photo qui rappelle aux Japonais un autre séisme et un autre tsunami, celui de 2011, qui avait fait près de 20 000 victimes et semé la désolation dans tous le nord-est du pays.

A la une de Reforma, un quotidien mexicain, la réponse du berger aztèque à la bergère étasunienne : le sénat a décidé de passer en revue les traités commerciaux qui unissent le Mexique aux Etats-Unis : une menace à peine voilée à l'attention de Donald Trump.

Enfin à la une du El Watan d'Alger un drôle de rush dans les pharmacies algériennes : les Algérois font la queue pour se procurer un complément alimentaire à base d'huile d'olive et d'oméga3 tout simplement parce que la pub promet qu'il guérit le diabète.

C'est évidemment une sorte de poudre de perlinpinpin mais, en Algérie où le diabète touche une partie importante de la population, tout vaut mieux que les circuits de soin officiels, souvent faillis et corrompus.

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