C'est le cimetière le plus célèbre de Sicile, voire d'Italie.

Cimetière de Corleone
Cimetière de Corleone © Getty / KONTROLAB

Celui vers lequel tout le pays avait les yeux tournés hier !

Le cimetière qui faisait même la une de tous les quotidiens, sans exception : celui de Corleone : la ville sicilienne du parrain des parrains, à la fois du film de Copola et du vrai parrain des parrains, le Capo dei Capi Toto Riina, décédé en prison le 17 novembre dernier et qu'on enterrait hier au cimetière de Corleone.

Or ce cimetière, c'est toute l'histoire de la mafia et de la Sicile en quelques centaines de mètres carrés réunis. D'abord, pas de cérémonie religieuse pour l'enterrement de Riina : le Vatican l'a interdit juste une prière dite par le curé du village devant son église. 

Direction le caveau de famille : un grand falbala de marbre, un ange de bronze qui veille le tout, une inscription et une seule : « Famille Riina - Rizzo ». Les quatre photos des patriarches – la mère, le père et deux grandes tantes – sans nom et évidemment celle de Toto Riina sans nom, non plus.

Mais ce n'est pas le seul chef mafieux qui est enterré là : ils le sont tous ! A quelques mètres se trouve la tombe des Provenzano, autre famille de capi. D'ailleurs, la photo de Bernardo, l'associé de Toto Riina, est d'un coup réapparue sur sa tombe. 

Juste avant l'arrivée du cercueil de la famille Riina, comme une provocation. Mais on y trouve aussi les victimes, le syndicaliste Placido Rizzotto, mort en 1948, ou Giuseppe Letizia, un berger qui a eu le malheur d'assister à l'arrestation d'un des chefs mafieux.

Les Italiens sont fascinés par ce cimetière et cet enterrement parce que c'est la fin d'une époque : aujourd'hui la Mafia existe toujours, elle corrompt toujours autant mais elle tue beaucoup moins. On soupçonnait Toto Riina d'avoir commandité un millier de meurtres et il a été condamné pour plus d'une centaine.

Mais le plus étonnant, c'est que la modernité s'est invitée dans cette Italie qui est en train de mourir avec ses parrains : Facebook a dû s'excuser, c'était hier, d'avoir supprimé les messages de condoléances adressés à la famille Riina ! Ils ont été rétablis !

En Inde une brigade de police entièrement féminine 

C'est la réponse de la police de Delhi, la capitale, à la multiplication des plaintes pour viol ou harcèlement sexuel : une patrouille de 600 scooters, tous conduits par deux femmes policières, une devant, une derrière, et dédiée aux violences faites au femmes.

En 2016, 2 150 viols ont été rapportés à la police de Delhi et la capitale indienne est, avec Sao Paulo au Brésil, considérée comme la ville la plus dangereuse au monde pour les femmes. Certains en Inde l'appelle même la « capitale du viol ».

Reste à savoir si cette brigade flambant neuve est la bonne réponse. Elle a, de l'avis de tous, un avantage certain : elle montre tout simplement une autre image de la femme : en uniforme, bien équipée et capable de punir. Rien que cela, c'est un mieux.

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