Le scandale VolksWagen continue de stupéfier la presse allemande

C'est peu dire que les quotidiens allemands ne se remettent pas de ce scandale. Un simple regard sur les unes donne la mesure de la stupéfaction. Pour la Tageszeitung, « Volkswagen n'est seulement criminelle, l'entreprise est aussi incroyablement stupide ».

« Depuis des années, Volkswagen a fraudé en manipulant illégalement les émissions [de gaz] de ses voitures et a trompé les autorités de contrôle antipollution. Quelle arrogance et quelle bêtise de la part des ingénieurs et des dirigeants du groupe ! ». Quel culot !

Même genre de dégoût pour la Frankfurter Rundschau : « Jusqu'à quel point un groupe global, qui se vantait d'être devenu le premier constructeur mondial de véhicules, peut-il être stupide ? » car le risque de se faire attraper était énorme, presque évident !

Pour la Suddeutchzeitung : le pire est à venir, parce que « les consommateurs n'oublieront pas une telle tromperie ». C'est bien la perte de confiance de centaines de milliers de clients américains qui sera la clé à laquelle il faudra répondre.

Die Welt qui titre sobrement « Le scandale VolksWagen » ajoute « le constructeur ne s'en remettra pas de sitôt : « le mal fait au groupe allemand est immense et la démission de son président, M. Winterkorn, pourrait même aggraver encore la situation. »

Pour la Deutsche Welle , c'est l'inverse : « Winterkorn doit partir ». S'il savait, c'est évident. S'il ne savait pas, c'est le signe d'un manque d'autorité. Et c'est encore pire. » Toute la presse signale, par ailleurs, qu'on n’en est qu'au début du scandale...

Scandale autour de l'explosion du prix d'un médicament aux Etats-Unis

C'est presque un conte moral que l'histoire de ce matin avec cette question : comment réussir en 24h à être plus détesté encore que le dentiste américain qui a tiré et tué sur Cecil le lion ? Difficile, il faut bien le dire !

Un entrepreneur américain de 32 ans, Martin Shkreli, y est parvenu en une seule décision. Dans le weekend, il a augmenté le prix d'un médicament indispensable aux malades du Sida et de certains cancers de... 5 500% !

La pilule de Daraprim, qui protège de la toxoplasmose et qui coûte 1$ à produire est passée de 13,5$ à 750$ la pilule !

Et le pire, c'est qu'il ne doute de rien, ce jeune homme. Pour justifier cette augmentation, il a expliqué qu'il devait se rémunérer et que cette hausse, selon lui, n'empêchera pas les plus pauvres de se procurer le médicament ».

Mieux encore : « la hausse permettra de pousser la recherche sur la toxoplasmose donc, qui affecte aussi les femmes enceintes. » Rappelons que la molécule en question n'a rien de neuf, elle existe depuis 1953. C'est son propriétaire qui est nouveau.

Les réactions sont à la mesure du cynisme de cet entrepreneur. Vous imaginez parfaitement : il y a ceux qui, par exemple, ce sont exercés à un simple calcul. Pour que les « pauvres » auxquels fait allusion M. Shkreli, puissent se soigner correctement, il leur faudra débourser... 634 000$ par an.

Même Hillary Clinton s'est invitée dans le débat en se déclarant « outrée » par tant d'aplomb et en expliquant que elle présidente, elle tenterait de mieux réguler le prix de certains médicaments. Un tweet qui d'ailleurs n'est pas passé inaperçu.

Sitôt émis, sitôt traduit à la bourse de New York par une baisse des valeurs pharmaceutiques. A l'inverse de l'Europe, les Etats-Unis ne régulent pas le prix des médicaments. La moindre annonce dans ce sens a donc fait trembler toute l'industrie.

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