En relisant les plus de 5 500 pages du plan de relance de 900Mds $ étasunien, on a repéré une allusion à la réincarnation du Dalaï Lama ?! Explications...

Le Dalaï-Lama dans le temple de Tsughla Khang en Inde, en 2019
Le Dalaï-Lama dans le temple de Tsughla Khang en Inde, en 2019 © Getty / Shailesh Bhatnagar/Pacific Press/LightRocket via Getty Images

Il fallait aux Américains un cadeau de Noël, le Congrès a donc approuvé, vous le savez, un énorme cadeau de 900Mds$. Or en épluchant les 5 593 pages de cette énorme liste des courses, parfois à la Prévert, certains petits malins ont repéré des pépites :

Par exemple, le paragraphe 342 est intitulé : "de la succession ou de la réincarnation du Dalaï Lama". Or sitôt que ce "paquet" de dépenses normalement liées à la Covid-19 sera ratifié par le président Trump, ce paragraphe aura force de loi.

Il s’agit en fait d’une déclaration intimant l’ordre à la Chine de ne pas se mêler de la succession à venir du Dalaï Lama. Une succession, c’est bien connu, qui se passe par réincarnation de son âme, pour faire vite, dans le corps d’un enfant ou d’un moine.

Or l’actuel Dalaï Lama a 85 ans, sa réincarnation approche. Donc les États-Unis veulent prendre date. Cette déclaration avait été votée à la Chambre des représentants, le vote conforme du Sénat traînait : ce "paquet" législatif sert donc de voiture balai.

La Chine furieuse !

Pékin a immédiatement réagi en exigeant des États-Unis qu’ils ne se mêlent pas des affaires intérieures chinoises. Pékin est d’autant plus furieux que ce paragraphe 342 ne parle pas que de réincarnation mais aussi d’environnement : concrètement, les États-Unis reprochent à la Chine ses transferts massifs d’eau depuis le plateau tibétain ainsi que ses projets hydroélectriques. Le plateau tibétain est un immense château d’eau qui, entre autres, alimente le Brahmapoutre indien.

La Chine veut construire dans les 15 prochaines années des dizaines de barrages et d’usines hydroélectriques. L’Inde s’en effraie, voire s’en inquiète et les États-Unis, avec ce paragraphe, viennent de choisir leur camp, celui de l’Inde.

D’autres pépites dans ce plan de soutien à l’économie

Il y a par exemple la décriminalisation du transport de jacinthe d’eau, d’herbe à alligator et de châtaigne d’eau. Jusqu’à présent, c’était un crime que de passer d’un État à l’autre avec ces plantes douteuses. Désormais ce sera un délit puni d’amendes.

Deux nouveaux musées sont financés à Washington : un musée d’Histoire des femmes et un musée national des Latino-étasuniens qui se sentaient exclus depuis l’ouverture en 2016 d’un musée national de culture et d’histoire afro-américaines.

Il y aussi quelques concessions au président sortant, comme ces 1,3 milliards de $ alloués à la construction du fameux mur à la frontière mexicano-américaine. La même somme que l’année dernière. Ou encore une sorte de "loi ADOPI" à l’américaine !

Une loi Adopi à l’Américaine ?

L’industrie du cinéma, des dessins animés, des jeux et des contenus internet s’est rendue compte qu’elle perdait une trentaine de milliards de $ par an en piratage et autre streaming illégaux. Elle a donc fait pression sur les parlementaires pour sévir.

Désormais pirater des contenus sous copyrights et les mettre en ligne illégalement pourra vous coûter jusqu’à 10 ans de prison et partager ces contenus en ligne, jusqu’à 30 000 $ d’amendes. En fait, il ne faut jamais avoir raison trop tôt !

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