Ruinés par l'hyperinflation et la déconfiture économique de leur pays, certains pêcheurs vénézuéliens s'adonnent au piratage, attaquant des yachts.

Le Vénézuéla est en quelques mois devenu le vrai pays des Pirates des Caraïbes. 

En 2017, une ONG qui justement ne s'intéresse qu'à ces phénomènes de piratages et qui s'appelle Ocean beyond Piracy a recessé 71 incidents plus ou moins violents dans les eaux du sud des Caraïbes, contre 21 l'année précédente.

Or ces incidents impliquent presque exclusivement des pêcheurs vénézuéliens. Ruinés par l'hyperinflation, une partie des pêcheurs vénézuéliens se tournent en effet vers le trafic de marchandise pour tenter de survivre et aussi le piratage de yachts.

Une situation qui rappelle celle des pêcheurs somaliens

C'est exactement ce qu'explique cette ONG : de la même façon que les pêcheurs somaliens, ruinés par la guerre se tournaient vers le piratage pour survivre, les pêcheurs vénézuéliens s'arment et tentent le tout pour le tout.

C'est particulièrement vrai dans la région de Sucre, un Etat vénézuélien où les pêcheurs sont nombreux, où le trafic de marchandise est facile à organiser avec l'île de trinidad voisine et au large duquel croisent de très nombreux yachts étrangers.

Le problème est que désormais tout le monde est armé : fin avril, par exemple, un incident en haute mer non loin des côtes du Surinam, à l'Est de celles du Vénézuéla, a laissé sur le carreau au moins une douzaine de pêcheurs reconvertis dans le piratage.  

Onze jours de salaire pour un poulet

Encore faudrait-il que les vénézuéliens puissent acheter. Le pays est tellement rongé par l'inflation (13 000 % en quelques mois) qu'il faut aujourd'hui 88 heures de travail pour acheter un kilo de poulet, c'est-à-dire 11 jours au salaire minimum. Même tarif pour un demi kilo de café !

En 2014, 8 familles vénézuéliennes sur 10 pouvaient acheter du poulet au moins une fois par semaine. L'année dernière, la pauvreté a explosé et le nombre de famille pouvant se payer ce luxe est passé à 3 sur 10. Depuis, le régime ne publie plus de chiffres.

Et le pire c'est que le Vénézuéla ne peut même pas profiter de la hausse du prix du baril de pétrole : l'impéritie du régime, sa corruption et les sanctions internationales ont pour conséquence l'effondrement de la production : d'où le piratage, comme un pis-aller.

L'Allemagne fait face à une nouvelle vague de réfugiés...

Des réfugiés de luxe, certes, mais dont le nombre à plus que doublé en une seule année : + 162% ! C'est l'augmentation vertigineuse du nombre de Britanniques qui ont demandé et obtenu la nationalité allemande en 2017, par rapport bien sûr à 2016.

Ils sont ainsi près de 7 500 à avoir rejoint l'ancien ennemi héréditaire ! Un comble ! Or ce phénomène clairement lié au Brexit, ne fait que commencer : en 2016, le nombre de défections britanniques vers l'Allemagne avait déjà augmenté de 361% !

Churchill doit se retourner dans sa tombe ! On constate d'ailleurs le même phénomène partout en Europe et donc en France où 1518 Britanniques sont devenus francais en 2017, trois fois plus qu'en 2016 et 5 fois plus qu'en 2015

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