L'histoire du jour nous replonge dans le conflit syrien à Alep qui vient de perdre sa dernière famille juive, ou presque ...

Les Halabi ont donc quitté Alep au mois d'octobre. L'info a mis du temps à nous parvenir tant cette histoire est délicate. Les Halabi, c'est-à-dire la mère, Miriam, 88 ans, et ses 2 filles, Gilda et Sarah. Sans compter les 3 enfants de Gilda et son mari musulman.

Le détail a de l'importance, vous comprendrez plus tard.

Le quatrième membre de la famille Halabi est un fils qui s'appelle Yoni et se trouve aux Etats-Unis. C'est ce dernier qui, inquiet pour sa mère et ses sœurs, a tout organisé.

Il a contacté un entrepreneur israélo-américain actif auprès des rebelles modérés de Turquie, qui a organisé l'exfiltration. Un petit matin d'octobre, on est venu chercher la famille Halabi : tout le monde dans un minibus direction la Turquie.

12 heures de voyage et passant de nombreux barrages rebelles, dont u nparticulièrement compliqué, celui d'Al Qaida, avant de se retrouver enfin côté turc, chez une Palestinienne, Antakya, qui leur a ouvert le gite et le couvert pour une nuit. Puis Istanbul, où Yoni les attendait.

Avec des visas pour Israël, mais pas pour tout le monde. Pour Miriam et Sarah, pas de problème. Les deux femmes ont pu rapidement rejoindre Ashkelon.

Mais pour Gilda, ça s'est rapidement compliqué : pour épouser son mari musulman, Gilda a du se convertir il y a des années. Or les convertis ne peuvent pas prétendre à un visa pour Israël. La solution aurait été de ses reconvertir sur place. Gilda serait donc redevenue juive. Sauf qu'elle était en Turquie, où renoncer à l'Islam pour une autre religion est interdit. Une situation totalement kafkaïenne, qui s'est résolue après plusieurs heures de palabres : Gilda, son mari et leurs trois enfants ont donc pris la décision difficile de retraverser la frontière et se réinstaller à Alep. Aux dernières nouvelles, tout le monde est sain et sauf. Mais pour combien de temps ?

La revue de presse internationale

El Watan d'Alger, une fois de plus, se préoccupe de la santé du président Bouteflika . Cela fait plus d'un mois qu'un groupe de 16 politiciens ont demandé une audience et qu'ils n'ont toujours pas reçu d'invitation.

Du côté du pouvoir, la réponse est toujours la même : le président va bien, a toutes ses facultés, dirige le pays. Mais alors, pourquoi ne pas répondre au groupe des 16 ? Réponse : « le président ne peut être l'otage d'une requête ».

Fermez le ban ! A la une d'El Tiempo de Colombie, le décret de grâce de 30 militants des FARC est prêt à être signé par le président Santos . C'est le premier acte d'un processus de paix avec la plus ancienne guérilla encore active au monde (cela fait 50 ans qu'ils existent). Et c'est une bonne nouvelle.

A la une de la Libre Belgique ce matin, c'est par contre l'incompréhension qui règne. L'édito du jour s'intitule « les décisions annoncées plongent les citoyens dans un océan de perplexité ». Pourquoi autoriser la réouverture des écoles et du métro tout en maintenant un niveau d'alerte maximum ? Sur les 16 personnes arrêtées, 15 ont été relâchées. L'enquête n'avance donc pas. Bref, La Libre n'est pas loin d'accuser le gouvernement belge d'incohérence.

Enfin, on va terminer avec le Svenska Dagbladet de Stockholm et la nouvelle croisade de Karl XVI Gustav qui veut interdire les baignoires. Il y a quelques jours de cela, Sa Majesté s'est faite couler un bain et il a été effaré par la quantité d'eau nécessaire. Il a eu honte Karl Gustav et il a décidé de le faire savoir en demandant que des mesures soient prises pour décourager ses sujets de clapoter.

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