Une frontière tracée à la va-vite au XVIIIème siècle et qui, à l'époque marquait la délimitation entre la Russie et la Norvège.

La frontière entre la Norvège et la Finlande pourrait être redéfinie
La frontière entre la Norvège et la Finlande pourrait être redéfinie © Getty / omer sukru goksu

Vous savez comment on fait une frontière à la va-vite ? On prend un double décimètre et on trace ! Les Européens on fait ça tout au long du XIXème et XXème siècle pour l'Afrique mais aussi le Moyen-Orient. Une fois cette frontière tracée au cordeau, tout le monde est reparti chez soi.

Après tout, cette frontière là ne délimite rien d'autre que quelques « arpents de neige », comme dirait Voltaire du Canada. Enfin presque : entre autre aberration géographique, cette frontière coupe le mont Halti de manière totalement incohérente : l'essentiel de cette montagne se trouve côté finlandais, sauf le sommet qui culmine à 1365 mètres, qui lui se trouve côté norvégien.

Aujourd'hui, les Norvégiens veulent rectifier la frontière pour rendre le mont Halti en entier aux Finlandais. Le point culminant de la Finlande se calcule précisément quelques mètres avant la frontière : c'est dommage ! Et en plus l'occasion est toute trouvée : le centenaire de l'indépendance de la Finlande vis-à-vis de la Russie, le 6 décembre 1917. Ce serait une façon de montrer que les Norvégiens aiment et respectent leurs voisins. Une façon aussi de réparer une anomalie géographique. Bref, de la géopolique heureuse et non pas acrimonieuse, comme souvent.

Donc, pour obtenir satisfaction, une association est créée côté norvégien, une page Facebook qui recueille plus de 17 000 soutiens et une pétition formelle est envoyée à la Première ministre Finlandaise Erna Solberg.

Or le gouvernement de Sa Majesté Harald V de Norvège vient d'opposer à cette idée généreuse une fin de non recevoir. C'est la Première ministre de Norvège Erna Solberg qui l'a fait savoir dans une lettre aux enthousiastes de ce projet.

Elle a expliqué que pour rendre le mont Halti, il faudrait d'abord modifier la constitution norvégienne, dont l'article un explique que la Norvège, comme la France, est « une et inaliénable ».

  • Une revue de presse Islandaise

Avec la une du Morgundladid et pour une raison toute simple : le 29 octobre prochain se tiendront en Islande des élections législatives qui promettent d'être historiques : le parti qui est en tête des sondages est le parti pirate.

Avec 22,6% des intentions de vote – et donc 15 députés sur 63 – ils arriveraient bon premiers, talonnés par le parti de l'indépendance et ses 22%. Ce qui signifie qu'il leur reviendra de former le prochain gouvernement en coalition.

Et c'est ça qui est important : dans les vraies démocraties, personne n'obtient jamais la majorité sur un coup de dés : les partis, mêmes les plus extrêmes, doivent trouver des partenaires s'ils veulent gouverner. En l’occurrence pour les pirates islandais, les Verts.

En Grande-Bretagne maintenant, j'ai retenu un article qui est un véritable coup de tonnerre pour tous les amateurs – et ils sont nombreux - de Shakespeare. Et ça se passe dans les pages du Guardian de ce matin :

Après une longue étude internationale mêlant ordinateurs et études stylistiques comparées, un groupe d'universitaires du monde entier est parvenu à la conclusion suivante : dix-sept des quarante-quatre pièces de William Shakespeare sont en fait « collaboratives ».

En effet, on retrouve sur 38% des pièces de théâtre de Shakespeare la main d'autres auteurs dont au moins un est parfaitement identifié : Christopher Marlowe, l'auteur du Premier Faust théâtralisé de l'histoire. Ce n'est pas tout à fait nouveau : on soupçonnait Marlowe d'être en partie l'auteur des œuvres de Shakespeare depuis 1986. Mais là, il apparaîtra désormais officiellement comme co-auteur du premier, deuxième et troisième acte d'au moins une pièce : Henri VI.

Enfin, à la une de I Kathimerini, le quotidien grec, l'inquiétude des militaires et des diplomates grecs face à la recrudescence des incursions de la marine et de l'aviation turques dans l'espace territorial et aérien.

Cela fait plusieurs semaines que les avions et les navires d'Ankara multiplie les provocations et ajoute le quotidien, « c'est d'autant plus inquiétant que les militaires qui s'y risquent sont moins expérimentés. Les vétérans ont été purgés par Erdogan ».

Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.