L'histoire du jour est russe et elle revient sur une des découvertes les plus sensationnelles du siècle dernier

Figurine 1927c, Gagarino
Figurine 1927c, Gagarino © / José-Manuel Benito

Je veux parler, bien sûr, des fameuses vénus paléolithiques de Mal'ta et de Bouret, découvertes en 1957. Une trentaine de figurines finement sculptées dans de l'ivoire de mammouth et dont certaines ont plus de 20 000 ans.

Pour bien comprendre l'importance de cette découverte, il faut savoir que des « vénus » préhistoriques, il en existe très peu dans le monde : 200, pas plus. Or la plupart de ces statuettes de femmes nues, assez sensuelles, ont été trouvées en Europe de l'Ouest. Donc lorsque les Russes, en pleine Sibérie, sur les bords du lac Baïkal, sont tombés sur ce trésor, ils ont explosé de fierté : eux aussi avaient leurs vénus préhistoriques aux seins nus. La Russie entrait dans l'Histoire de l'art et donc de la civilisation.

Pour que cette entrée tonitruante dans l'histoire de l'art soit parfaite, encore fallait-il que ces figurines soient des « vénus », c'est-à-dire des femmes nues. Et objectivement, en les regardant rapidement, il n'y pas de raisons de douter. Leurs formes sont rondes, leurs postérieurs rebondis, on voit bien les seins se dessiner : ni une, ni deux, la machine à fantasme s'est emballée. Il faut dire que les découvreurs de ces « vénus » étaient deux archéologues totalement isolés dans l'hiver sibérien.

Voilà comment ils ont décrit leurs statuettes : « elles ont été placées sur le sol humide et chaud creusé par le tonnerre. Leurs yeux bridés et félins de Vénus de Mongolie, nous fixaient ardemment » . Comment dire... On sent le manque de présence féminine...

On a compris, ils ont totalement perdu le sens commun. Il y a quelques jours, une nouvelle étude, très scientifique celle-là, a été publiée qui montre deux choses importantes : d'une part, beaucoup de ces « vénus » sont, en fait, des hommes voire des enfants.

Ensuite, elles ne pas nues, mais habillées de pied en cap . Ce n'est pas visible à l'oeil nu, le temps a fait des dégâts. Mais au microscope, on distingue les vestes, les colliers, les jupes et pantalons. Bref, ce ne sont pas des vénus nues mais des poupées. Ce qui, d'un point de vue archéologique, est tout aussi intéressant – on a désormais une idée des vêtements préhistoriques - mais qui d'un point de vue, on va dire, fantasmatique, l'est beaucoup moins. On gagne en science, on perd en érotisme.

Une revue de presse qui suit de près le voyage de François Hollande en Amérique latine...

Pérou, Uruguay, Argentine : voilà un président qui rentabilise à fond les possibilités de son Airbus présidentiel. Un intérêt pour l'Amérique latine qui n'a pas échappé au quotidien argentin Página 12 .

Le contraste est saisissant avec son prédécesseur, Nicolas Sarkozy « pour qui le continent sud-américain est resté totalement invisible sinon pour tenter de vendre des Rafales au Brésil » et finalement rater ce contrat.

Au Pérou, la presse locale unanime rappelle que cela faisait 52 ans qu'un président français n'avait pas posé les pieds à Lima. Alors même que le quotidien El Peruano qualifie les relations entre les deux pays de « privilégiées »

« Les liens qui unissent nos deux pays sont séculaires et se renforcent chaque année un peu plus, tant du point de vue culturel que commercial. Au point d'élever notre relation à celui d'association privilégiée ».

En Argentine, même politesse officielle mais constat beaucoup plus rude : « les échanges commerciaux entre les deux pays n'ont jamais été aussi faibles depuis la seconde guerre mondiale ». Un peu dépité les Argentins !

Quant à l'Uruguay, il faudra attendre les journaux de demain pour rendre compte d'une visite qui commence, et se termine, aujourd'hui !

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