Aux Pays-Bas, un mystère vieux de trois siècles vient d'être élucidé

"La Ruelle", de Jan Vermeer
"La Ruelle", de Jan Vermeer © Domaine Public

Et pas n'importe quel mystère, puisque celui-ci touche un des plus célèbres peintres au monde : Vermeer qui n'a laissé que 35 tableaux à admirer, dont la fameuse Jeune fille à la Perle, et seulement deux vues d'extérieur, La Vue de Delft et La Ruelle.

Or, si l'on sait exactement où et comment a été peint La Vue de Delft, on ignorait jusqu'à présent la localisation de cette fameuse Ruelle de Delft acheté par le Rijksmuseum d'Amsterdam en 1921.

Un professeur d'Histoire de l'art d'Amsterdam tient la solution, après avoir consulté de nouveaux documents, à savoir un cadastre de l'époque exhumé des archives : la ruelle en question où une femme s'affaire, se trouve au nord de Vlamingstraat.

Comme sur le tableau, il y avait à l'époque un étroit canal et deux maisons séparées par... une ruelle précisément. L'historien de l'art a ainsi travaillé des années pour y arriver : mais le jeu en valait la chandelle puisque La Ruelle est désormais démasquée.

Retrouver l'endroit où a été peint ce tableau, c'est surtout important pour les historiens de l'art qui se disputent depuis des années pour savoir si Vermeer utilisait ou non une camera oscura , c'est à dire un jeu de miroir qui permet, grosso modo, de reproduire facilement un sujet.

La question était donc : Vermeer recopiait-il ses œuvres sur toile comme un vulgaire coloriage ou peignait-il pour de vrai ? Or une camera oscura ne peut être installée dehors. C'est un appareillage d'intérieur. D'où l'intérêt de cette découverte.

Si La Ruelle existe bien, c'est qu'il a peint d'après nature et que donc, il est bien le génie que l'on admire. D'ailleurs, ça n'a pas raté : les tenants de l'utilisation de la camera oscura se sont fendus d'un communiqué mettant en doute cette prétendue découverte.

Dans la presse internationale

A la une du quotidien To Vima se matin, une explosion : une bombe a explosé au siège athénien du syndicat patronal SEV. Ce n'est pas la première fois, ces dernières semaines, que des bombes explosent à Athènes. Des bombes contre l'austérité.

Ces bombes artisanales, posées par des groupuscules d'extrême-gauche, sont même une spécialité de la vie politique grecque depuis le retour de la démocratie. Sauf que celle-là visent la politique d'un gouvernement de gauche, voire d'extrême-gauche : celui de Tsipras.

A la une de La Repubblica de Rome, une drôle d'annonce faite par Matteo Renzi, poussé à dépenser plus en armement par ses alliés de l'OTAN et notamment la France . Il a décidé d'ajouter un milliard au budget de l'armée et un milliard à celui de la culture. « Pour chaque euro dépensé pour la sécurité des Italiens, nous dépenseront un euro dans notre patrimoine culturel ». Plutôt intelligent comme démarche, vous ne trouvez pas ?

Enfin à la une du quotidien turc Hurriyet , le jet russe abattu par l'armée turque. L'édito pousse une sorte de ouf de soulagement : si la Turquie n'avait pas fait partie de l'Otan, la Russie aurait déjà répliqué militairement. On a donc frôlé la catastrophe militaire.

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