Depuis le début de l'été, lorsque les taxis ou les touristes s'approchent du Kremlin, leurs smart-phones et leurs GPS les téléportent directement à l'aéroport.

Tout a commencé lorsque les chasseurs de Pokémon ont commencé à se réunir sur la Place Rouge. Plus ils s'approchaient du Kremlin, plus leurs téléphones se comportaient de façon erratiques. Jusqu'à les "téléporter" (virtuellement) à l'aéroport.

A priori, rien de grave. Un blogueur a même suggéré qu'un Pokemon particulièrement rare et vicieux devait se planquer au Kremlin et tout faire pour ne pas être chassé (suivez mon regard). Mais l'affaire s'est gâtée.

Parce que les taxis et les chauffeurs privés aussi ont commencé à subir la même anomalie : des clients qui voulaient se rendre sur la Place Rouge se faisaient "téléporter" à l'aéroport : or ce n'est pas la même tarif !

Et qu'ont en commun Usovo et le Kremlin ? Vladimir Poutine ! C'est à Usovo qu'il réside et au Kremlin qu'il travaille. En clair, on pense qu'un système de brouillage très puissant serait installé dans ces deux lieux sensibles.

Mais pourquoi "téléporter" tout le monde à l'aéroport ? Parce qu'il est probable que ce système de brouillage ait été spécialement mis en place pour affoler d'éventuels drones d'observation ou d'attaque : en brouillant leur GPS, il les désoriente.

Les Moscovites en rient, mais jaune. Car cette affaire montre bien l'état de paranoïa qui s'est emparé du pouvoir russe. Plutôt « téléporter » des milliers de Russes du commun plutôt que de risquer une très hypothétique attaque de drone sur le Kremlin.

On a des doutes sérieux sur l'explication du phénomène. Parce que le Kremlin n'est pas le seul endroit de Moscou où ce phénomène de « téléportation » a été repéré. A Usovo aussi, dans la banlieue de Moscou, on a observé la même anomalie.

  • Ce matin, la revue de presse est exclusivement britannique

Le démantèlement de la Jungle de Calais a fait hier et fait encore ce matin Outre-Manche la une de beaucoup de quotidiens britanniques. Tous y consacrent en tous cas de très longs reportages, sinon des « live » en direct de Calais.

Et souvent au dépend de la France qui, souligne le Guardian dans un édito, « n'aurait pas dû laisser des milliers de migrants vivre dans des conditions aussi inhumaines, dangereuses et surtout sordides » que celle qui régnaient dans la jungle.

Bien sûr que le camp de Calais devait être vidé et détruit, encore faut-il définir une stratégie à moyen et long terme pour empêcher les migrants de venir échouer à Calais et s'y enkyster, y compris en luttant contre les gangs de trafiquants qui s'y trouvent .

Mais le plus urgent, ajoute le Guardian, « c'est d'agir au plus vite pour que les enfants et les ados non accompagnés soit mis en sécurité. Franchement, c'est une honte de les y avoir abandonné si longtemps. L'échec de la France à avoir mis et place des moyens de protection de l'enfance ou à leur trouver un hébergement sûr est proprement scandaleux. Même si la responsabilité en revient aussi à la Grande-Bretagne qui doit aider à trouver une solution ».

Dans le Telegraph, c'est aussi le sort des enfants qui préoccupe David Burrowes, député britannique et éditorialiste du jour :

J'étais là en février lors du démantèlement partiel de la Jungle de Calais. C'était inhumain : la police a chargé violemment et l'opération a été un échec. J'y ai vu des enfants traumatisés, courir se réfugier dans les bras de trafiquants et de passeurs. Il faut absolument ne pas répéter cette erreur et traiter les enfants et les ados de Calais avec soin et délicatesse. Cette fois, il faut que la sécurité et la compassion pour ces enfants coincés à Calais soit prioritaire et pas les rodomontades de politiciens français et britanniques qui ne veulent qu'une chose : le démantèlement pur et simple de la Jungle.

Enfin, ce témoignage d'un migrant dans les pages de The Independent :

La vie dans la Jungle de Calais était dure et misérable et je suis soulagé de savoir que je vais pouvoir déposer en France une demande d'asile. Tout ce que je sais de la France, c'est qu'on y fabrique de bons parfums et que Paris est la ville de l'amour. Eh bien moi, je commence dès aujourd'hui un nouveau voyage : un voyage de l'amour.

Et on ne veut pas les accueillir ?

Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.