Depuis un an, à chaque match de foot professionnel américain, mais aussi dans d’autres sports, des athlètes noirs, s’agenouillent en signe de protestation pendant l'hymne national.

Colin Kaepernick
Colin Kaepernick © AFP / Michael Zagaris

La presse américaine n'a parlé que de cela ce weekend. Depuis un an, à chaque match de foot professionnel américain, mais aussi dans d’autres sports, des athlètes noirs, s’agenouillent en signe de protestation pendant l'hymne national. Ils protestent contre les violences faites aux Noirs américains. Mais là, inutile de préciser que la sortie de Donald Trump exigeant qu’ils soient « virés ou suspendus » a entraîné une vague de soutien.

On a vu des propriétaires de clubs de foot, des entraîneurs, des rangs entiers de joueurs s'agenouiller pendant le « star-spangled banner ». Et ce n’est qu’un début !

Une vague de protestation qui a commencé avec la révolte d'un seul joueur

Celle d’un métisse Afro-américain, couvert de tatouages, joueur des San Francisco 49ers à l’époque, Colin Keapernick. C'est lui qui, en premier, a posé le genou à terre, alors qu’il y avait eu plusieurs émeutes raciales. Colin Keopernick n'est pas le premier joueur de foot américain à s'agenouiller pendant l'hymne. Il s'est inspiré d'un autre joueur de foot, Tim Tebow, qui faisait de même avant tous les matchs importants.

Et ce jusqu’à la fin de sa carrière, en 2016. Il le faisait par conviction religieuse. En clair, il priait. Et personne ne trouvait rien à y redire, à droite comme à gauche, alors que Tim Tebow est, par exemple, ouvertement contre l’avortement et le mariage gay. Tim Tebow est aussi un joueur blanc... Blanc et ultra religieux, pas de problème. Mais Noir et protestataire, non ! Dernière chose : j’ai décrit Colin Kopernick comme « couvert de tatouages ». Ça fait « bad boy » sauf qu'il s'agit uniquement de tatouages religieux : lui-aussi est très pieux.

En Italie, un libraire s'est installé en plein territoire mafieux

Tous ceux qui ont vu le film Gomorra se souviennent de ce quartier misérable du nord de Naples appelé Scampia et cette cité improbable construire dans les années 60 et appelé les Voiles, le Vele, pour la forme de voile latine de ses immeubles.

La dernière librairie de ce quartier a fermé il y 40 ans. Pour un livre, les habitants des Vele doivent faire 10kms. Alors Rosario Esposito La Rossa a dit Basta ! Il a donc inauguré avec son frère et son épouse une librairie en plein cœur de ce quartier délaissé.

Mais ce n’est pas toute l’histoire : ce La Rossa a perdu en 2004 un cousin très proche et dont tous les Napolitains se souviennent : Antonio Landieri, victime collatérale d’un règlement de compte mafieux dans ce même quartier, et à qui la librairie est désormais dédiée.

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