Un scoop relevé dans un quotidien belge

Parfois, il n'est pas utile d'aller très loin pour trouver un scoop : aujourd'hui, il suffit d'ouvrir la Dernière Heure de Bruxelles, un quotidien francophone populaire, pour tomber sur une enquête particulièrement dérangeante.

Quelques jours après l'attentat du Thalys entre Amsterdam et Paris, un journaliste de la Dernière Heure s'est promené dans le métro de Bruxelles, dans la gare du Midi avec un gros sac à dos d'où sortait le canon d'un fusil d'assaut factice.

Puis, il est monté dans un Thalys à destination de la France avec son sac, des lunettes noires et une capuche rabattue. Rien n'y personne ne l'a contrôlé. Ni à Bruxelles, ni à Lille. Il a même pu faire un selfie avec son attirail devant le poste de police de la gare.

La conclusion ? Peut-être qu'il y a tout de même quelque chose à revoir dans la vigilance de tous et les contrôles dans les trains. En tous cas, côté belge, les renforts policiers promis ne se sont visiblement pas encore matérialisés. Dérangeant, non ?

Une « Histoire du monde » turkmène

On a tellement peu l'occasion de parler de ce pays d'Asie centrale – presque aussi grand que la France tout de même- que j'ai sauté sur l'information suivante : le président turkmène a remporté une fois de plus une course automobile de premier plan.

C'est comme cela que la presse locale présentait l'Alfa Romeo Cup, une course qui s'est déroulée le 22 août dernier sur les hauteurs de la capitale turkmène, Achgabate, et donc remportée avec brio par Gurbanguly Berdimuhamedow.

Ou pour faire plus court : Arquadague, le « patron ». C'est sa fête en ce moment au patron : il y deux mois à peine, la foule en liesse est venue assister à l'inauguration d'une statue équestre en bronze dorée à l'or fin de 20 mètres de haut de leur président adoré.

Ce n'est pas seul chef d'Etat de la région à être mégalo !

Il y a une certaine émulation dans le coin : le Kazakhstan voisin n'a connu depuis son indépendance en 1991 qu'un seul président : Nursultan Nazarbaïev. Lui a carrément déplacé la capitale du pays pour en construire en toute neuve à Astana.

L'Azerbaïdjan n'est pas mal non plus dans le genre : la présidence est passée du père Aliev au fils Aliev, qui lui – et c'est assez original pour le souligner – impose le culte de la personnalité de son père... Avec partout des rues, des stades, des affiches, des livres...

Inutile de préciser que dans tous ces pays, il n'est pas question d'opposition ou de contestation. Ca se termine dans un cul de basse fosse. Mais tout de même, à ce petit jeu du culte de la personnalité, le président turkmène sort vainqueur haut la main.

Il faut dire qu'il a eu un mentor d'exception. Le prédécesseur de l'actuel « patron », le Turkmenbashi, le père de tous les Turkmènes, s'était fait lui aussi édifier une statue équestre dorée mais qui tournait sur elle-même pour avoir toujours le soleil de face.

En 2006, lorsqu'il est mort, la statue dorée a été déboulonnée du centre d'Achgabate et envoyée quelque part en grande banlieue. Dernière chose : il a les moyens de sa mégalomanie, le patron : le Turkménistan est une éponge à pétrole et à gaz naturel.__

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