Une tour de deux étages, type tour de château fort, installée hier à l'angle de deux rues d'une des favélas les plus dangereuses de Rio de Janeiro, la favéla Nova Brasilia.

Opération anti-drogue de la police à Rio de Janeiro
Opération anti-drogue de la police à Rio de Janeiro © AFP / FABIO TEIXEIRA / ANADOLU AGENCY

Un fortin en acier blindé avec meurtrières et lignes téléphoniques. Le tout installé en quelques heures, après avoir pris le contrôle de ce coin stratégique du trafic de drogues. Pourquoi cette tour blindée ? Parce qu'avant son installation, il fallait 3h aux policiers militaires de Rio, la célèbre et sinistre PMRJ, pour arriver là. Trois heures pendant lesquelles les trafiquants du quartier attendaient en embuscade les policiers et leur tiraient dessus à la mitraillette ou au pistolet automatique. D'ailleurs, 3 policiers et un ado de 13 ans ont été tués au court de cette opération.

Ça a été une opération en trois temps : d'abord, le contrôle d'une maison situé dans ce coin il y a trois mois. Puis, il y a quelques jours, l'installation de policiers, puis l'intervention de commandos et enfin... la tour blindée qui parachève le dispositif de contrôle.

C'est une véritable opération de guerre ! D'ailleurs les policiers chargés de cette tour de contrôle blindée en kit sont des policiers militaires qui ont la très mauvaise réputation, à Rio, d'avoir la gâchette facile. En fait, en 2016, il y eu une sorte de « trêve olympique ». Policiers et malfrats ont arrêtés de se tirer dessus pendant environ 6 mois, le temps des Jeux Olympiques, histoire de ne pas effrayer les touristes et de donner une image apaisée de Rio, ses plages, son festival et donc, ses JO.

Mais depuis, les opérations de police ont repris de plus belle, d'autant que les trafiquants ont eu le temps de se réarmer et d'étendre leur contrôle sur certaines favélas, dont Nova Brazilia. Depuis fin 2016 : pas de quartier !

Dans la seule ville de Rio, le nombre de personnes abattues par la police a bondi de 78% ! 182 personnes depuis le début de l'année. Pour vous donner une idée, c'est presque autant d'homicides que dans toute la France, toutes causes confondues.

Un article étonnant du Washington Post

On a retrouvé une copie rarissime de la Déclaration d'Indépendance de 1776. En fait il n'existait qu'un seul exemplaire connu sur parchemin de cette déclaration historique des 13 colonies britanniques. Il se trouve à la librairie du Congrès à Washington.

Ce second exemplaire se trouve donc en Grande-Bretagne et pas à Londres, mais dans les archives d'une toute petite ville presque côtière du sud de l'Angleterre Chichester qui tient donc l'assurance de milliers de visiteurs américains pour le siècle à venir !

En Espagne : un autre genre de beauté

C'est El País qui raconte la mise aux enchères, hier à Madrid, d'un Velazquez intitulé « portrait d'enfant ». Un particulier l'a acheté pour 8 millions d'euros. Mais surtout, il est rarissime de voir ainsi partir aux enchères un tableau du maître espagnol.

D'ailleurs, les autorités ont formellement interdit que ce tableau de 57,5 cm sur 44 cm quitte le territoire espagnol. Mais ce qui est intéressant, c'est que tous les spécialistes de Velazquez se sont précipités pour voir le chef-d'oeuvre et lui ont refusé l'attribution.

Au moins jusqu'à la fin de des enchères, histoire de ne pas alimenter la spéculation sur le prix final. L'idée est toute simple : un jour viendra où ce tableau reviendra en salle des ventes et il sera temps pour l'Etat Espagnol d'en faire alors l'acquisition à bon prix.

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