La menace est réelle et même très inquiétante : les crapauds masqués n'ont de masqué que le tour des yeux, pour le reste, ils avancent à découvert : ils sont énormes !

Les crapaux masqués envahissent Madagascar
Les crapaux masqués envahissent Madagascar © Getty / Auscape

Jusqu'à 20cm de long et 8 de large. Ils sont énormes et très laids : les Malgaches les appellent les « crapauds lépreux ». Ils sont couverts de pustules et en plus, venimeux. Pourquoi s'en inquiéter ? Après tout, Madagascar compte des tas d'espèces étranges, dont 113 espèces de lémuriens ! Tout simplement parce les crapauds masqués sont une espèce invasive. Normalement, ils sont asiatiques et pas africains. On les a repéré pour la première fois en 2008 et l'on pense qu'ils sont arrivés dans la cargaison d'un bateau en provenance d'Asie.

A Madagascar jusqu'à présent on ne connaissait que les gentilles grenouilles, une bonne dizaine de fois plus petite. Ensuite, une grenouille malgache, ça pond une dizaine d’œufs. Le crapaud masqué, lui, c'est de 10 à 40 000 œufs ! 

En 10 ans, ils seraient passé de quelques couples à entre 7 et 21 millions d'individus ! On n'arrive plus à compter. De plus, leurs prédateurs naturels, les serpents, s'empoisonnent en tentant de les manger. Or, moins de serpents, plus de rats. D'où peut être le retour de la peste à Madagascar. Une centaine de morts en 2017. En plus, la faune et la flore malgache sont uniques : 8 000 plantes et 900 orchidacées qu'on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde !

Madagascar est un pays pauvre : les consignes ont été passées mais les paysans ont des piques, rien de plus. On a bien essayé l'acide, les pièges, mais rien n'y fait. Le seul moyen efficace, c'est l'éthanol, pour les endormir et la décapitation. Mais en fait, cette histoire de crapaud est un drôle de métaphore de cette globalisation économique et aussi culturelle qui affecte le monde entier pour le meilleur et pour le pire : en plus, celle-là vient d'Asie et touche un continent mal préparé : l'Afrique !

Un opéra en Arabie Saoudite

C'est une première ! un opéra en bonne et due forme présenté vendredi et samedi à l'université princesse Noura de Ryad, la capitale. 

Une histoire d'amour classique entre un guerrier et sa cousine mais qui brise deux tabous wahhabites : la musique et le chant ! C'est d'autant plus incroyable que le tout se passait dans le cadre d'un premier festival de jazz jamais organisé au pays des Saoud. En fait, l'équivalent du ministère de la Culture saoudien a même annoncé qu'en 2018, il autorisera 5 000 festivals et concerts !

On se demande si c'est à prendre au sérieux ou c'est de la propagande. Ce qui est sérieux, c'est la volonté du prince Mohamed Ben Salman de moderniser son pays. Commencer par le spectacle, ouvrir des salles de cinéma, autoriser des concerts, c'est la partie la plus facile : c'est le fait du prince. Mais le résultat est spectaculaire pour le moment : le premier opéra du pays ouvrira bientôt ses portes dans la ville portuaire de Jeddah. J'attends simplement de vois comment vont réagir les religieux dans un pays où ils ont beaucoup de pouvoir. Affaire à suivre

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.