Direction le musée du Caire où le masque d'or de Toutankhamon a retrouvé sa barbe

Rappel des faits : en août 2014, des électriciens égyptiens qui travaillaient sur la cage de verre enfermant le célèbre masque d'or de Toutankhamon - peut-être l'objet le plus célèbre au monde avec La Joconde – cassent net la barbe du pharaon.

Totalement paniqués et sous les yeux ébahis des touristes qui prennent des photos et filment la scène, les ouvriers courent acheter de la colle instantanée et recollent la fameuse barbe. Mais évidemment, ils mettent trop de colle, ça bave, ça déborde, ça dégouline.

Toutânkhamon
Toutânkhamon © Maxppp

Le résultat c'est que le masque, qui a traversé trois mille trois cents ans sans dommage, se trouve en partie recouvert de résine époxy. Or cette colle est particulièrement tenace. On croit, à ce moment-là, que le masque est définitivement endommagé. Bref, c'est une catastrophe. Il a fallu faire appel à des spécialistes allemands qui ont travaillé des mois entiers à retirer la plus fine trace de colle et à ressouder la barbe du pharaon à la cire d'abeille, comme l'avait fait les artistes égyptiens de la XVIIIe dynastie, autour de -1300 avant JC.

Le résultat est impressionnant : le masque d'or de Toutankhamon est comme neuf et a retrouvé son écrin de verre et son musée le mois dernier. Reste l'humiliation d'avoir laissé des Pieds Nickelés bricoler à la colle instantanée l'objet le plus précieux du pays. Comment une pareille bévue a-t-elle pu se produire ? De plus, avec la complicité, on l'a su au cours de l'enquête, d'un restaurateur du musée.

Cette histoire de barbe recollée de Toutankhamon est devenue une sorte de conte moral résumant l'état de l'Égypte.

Tout y passe : l'incurie de l'administration égyptienne, la peur panique des conséquences policières qui fait prendre les pires décisions. Et puis ce masque abîmé de Pharaon est même devenu la métaphore d'une Égypte toute entière brisée, humiliée, ruinée, défaite.

Les auteurs de ce bricolage ont été punis__ : on a appris hier que huit officiels, dont l'ancien directeur du musée du Caire, allaient devoir payer de très lourdes amendes. Mais j'attire votre attention sur la date : nous étions hier le 25 janvier : cinq ans jour pour jour après le début de la révolution égyptienne.

Le message du régime de Al Sissi est donc très clair : finis les errements révolutionnaires, finie la chienlit que le masque brisé de Toutankhamon avait fini par symboliser. Le masque d'or a retrouvé son éclat et l'Égypte, sa dignité.

Une revue de presse indienne sur les traces de François Hollande

Qui assistera aujourd'hui comme invité d'honneur à l'équivalent indien du défilé du 14 juillet, la parade du jour de la République, à New Delhi. Les quotidiens indiens n'ont donc qu'un mot à la une : « sécurité ».

Les chiffres sont même impressionnants : 60 000 militaires et policiers mobilisés, c'est-à-dire un membre de force de sécurité tous les 20 mètres, le long de Rajpath, les Champs Élysées de New Dehli. C'est le Times of India qui précise.

Le quotidien qui rappelle dans un éditorial tout ce que la république indienne doit à la république française : séparation des pouvoirs, déclaration des droits de l'homme, laïcité qui, précise le quotidien «est particulièrement mise à l'épreuve en ce moment ».

Plus drôle, l'Indian Express met en ligne une longue, très longue vidéo du président français accompagné de Narendra Modi prenant le métro à Delhi. Pas de traducteurs… et de longues minutes à regarder le plafond : on souffre pour eux.

Enfin, DNA a aussi joué l'humour en imaginant sur une fausse page Facebook un dialogue d'ado de 16 ans entre Modi et Hollande :

Hollande - Merci pour les pics !

Modi - De rien, je suis super-excité à l'idée de montrer mes missiles. Ils sont super-gros !

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