Réponse : ils visitaient les usines à touristes de nos voisins de la frontière française à Barcelone et de Valence à Alicante. Ils ont minutieusement inspecté, carnet en main.

Benidorm
Benidorm © AFP / JOSE JORDAN

De la capitale catalane, à Benidorm ou encore Marina d'Or. Bref : ils voulaient tout savoir.

L'idée, c'était de s'inspirer de ces stations balnéaires verticales pour en construire une du même genre en Corée du Nord, non loin du port de Wonsan, au bord de la mer du Japon, à l'Est du pays. L'idée est de faire venir plein de touristes étrangers.

Cela a plein d'avantage les touristes : ça vient avec des devises et comme le won, n'est pas convertible il faut changer sur place à un cours forcé. Or je rappelle que la Corée du Nord a faim de devises, surtout depuis qu'elle est mise au ban des nations.

Pas question de perdre du temps à visiter le Barrio Gótico ou la Sagrada Familia à Barcelone : ils n'étaient pas là pour faire du tourisme. Non, en tongs peut-être mais mobilisés, les dignitaires nord-coréens.

Benidorm, ses tours de 50 étages, toutes tournées vers la mer, son autoroute urbaine, ses centaines de boites, restaurants et bars de nuit les a fasciné. C'est exactement ça qu'ils rêvent d'adapter pour passer de 100 000 à 2 millions de touristes par an.

Mais à tout prendre, ils ont préféré Marina d'Or

C'est un complexe touristique moins grand, certes, mais surtout entièrement fermé sur lui-même. Parfait pour tout contrôler et surtout minimiser les liens entre population locale et touristes.

Ils ont aussi adoré les parcs d'attraction espagnols ! C'est une obsession de leur leader, Kim Jong Un, qui en veut partout. Mais ce qui les a surtout impressionné, ce sont les campings. Ils ont tout voulu savoir : nombre de places, tarifs. L'idée que les touristes amènent leur logement et paient leur a semblé parfaite !

Alors il reste quelque problèmes à régler. Avant d'attirer des touristes en masse, il faut arrêter de tirer des missiles en direction du Japon. Et puis il faut aussi arrêter d'en retenir en otage sous prétexte d'avoir voulu emmener une affiche de propagande.

C'est ce qu'ils reprochaient au touriste américain Otto Warmbier, 22 ans, accusé d'espionnage, qui a passé 18 mois dans une prison nord-coréenne avant d'être rendu comateux à sa famille. Il en est d'ailleurs décédé, c'était il y a quelques jours à peine.

Une revue de presse en Italie

Où avait lieu hier le second tour d'élections municipales importantes. Et pour La Repubblica, plutôt classé à gauche, c'est une victoire incontestable du centre-droit : Gènes, Vérone, Parme, L'Aquila : la gauche est partout battue à son profit.

« Une défaite amère pour le centre-gauche de Matteo Renzi » qui voit « son bastion traditionnel de Gènes passer aux mains de la droite ». La gauche italienne n'a toujours pas tiré les leçons du référendum perdu du 4 décembre dernier : elle en paie le prix.

Un article dans les pages du Guardian

Un article terrifiant, comme tout ce qui concerne l'enquête sur l'incendie de la tour Glenfell à Londres et ses 79 victimes, au bas mot ! Selon Le Guardan, le ministère du logement britannique a repéré 60 tours habillées du même revêtement inflammable.

Il s'agit en tout de 34 cités situées dans 17 villes. Et l'on sait, en plus, et c'est Le Telegraph qui l'ajoute, que ce revêtement était interdit pour des immeubles « plus haut que les échelles de pompiers » dans beaucoup de pays d'Europe. Pas la Grande-Bretagne.

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