L'Europe a décidé se soutenir l'entreprise italienne dans son combat contre les "quasi" contrefaçons de scooters chinois. Une nouveauté bienvenue pour l'Italie !

La Vespa, symbole de l'Italie, est secourue par l'Europe
La Vespa, symbole de l'Italie, est secourue par l'Europe © Getty / Tim Clayton/Corbis

Je vous emmène à Rome ! Après tout, les cafés à terrasse italiens sont déconfinés depuis ce lundi 25 mai et bientôt, l'Italie s'apprête à rouvrir ses frontières. Alors soyons fous ! Et partons pour la Ville Eternelle en Vespa... un peu de Dolce Vita, cara mia !

Ah, Rome en Vespa ! Les rives du Tibre, les cheveux au vent. La piazza Navona, Il Corso, ses palais, les escaliers de la place d'Espagne, la Trinita dei monti et nous voilà reparti vers la fontaine Trevi où nous nous baignerons ensemble...

Disons que deux mois et demi confinés... ça finit par peser. Mais j'ai tout de même une bonne raison de vous parler de scooter et de Vespa. Pas plus tard qu'hier, la bonne nouvelle est tombée : l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle soutient l'Italie.

Plus spécifiquement, cette administration chargée de protéger la propriété intellectuelle et industrielle en Europe a décidé de soutenir le groupe Piaggio, propriétaire du célèbre scooter Vespa, dans son combat contre les copies chinoises.

Concrètement, l'office annule la licence d'importation d'un constructeur chinois de scooters "incapable d'expliquer la ressemblance générale d'un de ses modèles avec le design de la Vespa Primavera". C'est un triomphe romain pour Piaggio !

Une volte-face en 8 mois à peine

Piaggio mène une véritable croisade contre ces "quasi"-contrefaçons chinoises qui vendent La Dolce Vita en scooter à des prix défiant toute concurrence.

Or, en septembre dernier, le même office européen lui avait infligé un camouflet dantesque à la firme italienne en décidant que le design des scooters chinois avait "son propre caractère" plus anguleux que la Vespa LX de Piaggio "plus arrondie". Conclusion : bon pour l'importation les scooters chinois !

L'office répondra qu'il ne s'agissait pas du même modèle. Mais la vérité, c'est qu'entre-temps il s'est passé l'épouvantable crise du Coronavirus pour l'Italie et, surtout, la profonde défiance des Italiens vis-à-vis de l'Europe s'est encore creusée.

Avec en embuscade les populistes de la Lega de Matteo Salvini. Comme toujours devant la crise, l'Europe a réagi. D'abord avec ce programme franco-allemand de 500 milliards d'euros. Or il s'agit bien d'une dette européenne, comme le réclamaient les pays du sud de l'Europe, dont l'Italie

Et aujourd'hui, avec ce symbole : cette administration européenne dont le siège se trouve en Espagne, à Alicante, qui vole au secours d'un fleuron de l'industrie et du savoir-faire italien.

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