Le boulot le plus convoité du moment en Chine, celui pour lequel 9 837 dossiers ont déjà été retirés alors qu'un seul poste est disponible est bel et bien celui de réceptionniste.

Réceptionniste d'Etat, un poste très convoité en Chine.
Réceptionniste d'Etat, un poste très convoité en Chine. © Getty / Thomas J. Peterson

Evidemment, il ne s'agit pas de n'importe quel poste de réceptionniste, il s'agit de devenir... réceptionniste d'Etat. C'est-à-dire fonctionnaire. Et en Chine, comme en France, fonctionnaire c'est le Graal.

Ce poste là est d'autant plus convoité qu'il ne demande aucune qualification. En effet, c'est l'un des huit petits partis autorisés par la « démocratie » chinoise qui le propose : la Ligue Démocratique. Autrement dit, tous les Chinois du commun peuvent candidater.

Le Parti Communiste lui aussi voudrait recruter pour 2017 un réceptionniste à Pékin mais, pour le PC, les critères sont plus sévères : il faut avoir la carte du Parti (il y a 80 milliond de membres en Chine) et être diplômé en droit, en économie ou en management.

Mais qu'est-ce que fait un réceptionniste d'Etat ? Il réceptionne. C'est-à-dire qu'il accueille et accompagne les huiles en visite à la Ligue Démocratique. Un bon moyen de se faire des connaissances et donc, à terme, d'évoluer.

Et c'est aussi lui ou elle qui fait barrage. Autrement dit, le réceptionniste est le maître des requêtes... Ce qui signifie des petites enveloppes rouges : ces enveloppes de papier rouge porte bonheur dans lesquelles on glisse billets et bons d'achat.

Normalement, ces pratiques ont été interdites et sanctionnées par l'actuel pouvoir... Mais le temps d'un fonctionnaire n'est pas celui du pouvoir. Le gouvernement de Xi Jinping passera alors que le réceptionniste, lui, réceptionnera toujours.

Réceptionniste, c'est donc le job le plus désirable en Chine. C'est simple : sur le million et demi de candidat pour les 27 000 postes de fonctionnaires d'Etat ouverts pour 2017, c'est celui qui a reçu le plus grand nombre de candidatures.

Il y a par contre 250 postes qui n'ont pas trouvé preneurs. Ce sont pourtant aussi des boulots qui demandent peu de qualification et sont plutôt bien payés. Il y a par exemple un poste de policier du rail à Hohhot. Hohhot, c'est la capitale de la Mongolie intérieure.

  • Une revue de presse americaine

Un papier passionnant dans le New York Times sur le mode « une élection peut en cacher une autre ». «

Oubliez les Etats bleus ou rouges », s'amuse le Nex York Times, « pensez Etats verts », verts comme la feuille de marijuana.

Le 8 novembre prochain, en plus d'élire un président, cinq etats se prononceront sur la légalisation du cannabis récréatif : la Californie, le Massachusetts, le Maine, l'Arizona et le Nevada.

S'il devaient tous l'adopter, ça signifie que l'on pourra rire bêtement mais légalement en public sur toute la côte ouest des Etats-Unis : ce serait « le début de la fin de la guerre à la marijuana » même si l'Etat fédéral continuera à l'interdire quelque temps.

Toujours les drogues, mais à la une du quotidien libanais L'Orient Le Jour cette fois : près d'un million de demi de pilules de Captagon ont été saisies pour les douanes libanaises dans le port de Tripoli, au Liban.

Le Captagon est une amphétamine qui circule sur tous les théâtres de guerre au Proche et Moyen-Orient. C'est un peu le tabou de la guerre en Syrie : ces pilules seraient consommées par les combattants pour tenir le choc des bombardements et des combats.

Les douanes libanaises ont saisi 6M de pilules rien que pour cette année. Et d'ailleurs, en lisant l'article, j'ai appris le surnom de cette drogue de guerre : le Captagon est appelé dans la région la « drogue de Daech »... On est loin des versets du Coran !

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