En Afrique du Sud, le phénomène assez étonnant du braquage d'immeubles

L'affaire fait la une du Mail et duGuardian , un des grands quotidiens sud-africains et on appelle ça là-bas : le braquage d'immeubles. Cela consiste tout simplement pour des dizaines de familles à forcer les portes d'immeubles désaffectés ou en construction, puis à s'installer le plus vite possible à chaque étage, dans chacun des appartements, en divisant l'espace en fonction du nombre d'assaillants.

En Europe, on connait un peu ça : des associations de mal logés occupent aussi des espaces vides pour y placer des familles.

Sauf qu'en Afrique du Sud, le phénomène n'est ni organisé, ni ponctuel, il est massif et je dirais même anarchique :des dizaines d'immeubles, notamment à Johannesburg, sont ainsi occupés, partout dans la ville, dès qu'un immeuble est réputé vacant.

Cela concerne des immeubles qui viennent de brûler, des immeubles à peine finis d'être construits ou carrément des carcasses d'immeubles. Les occupants s'accommodent de tout : pas d'eau, pas d'électricité, et pas de ramassage des ordures. Alors évidemment, les occupants illégaux finissent toujours par se faire expulser, mais parfois des années après. On estime ainsi à plusieurs centaines le nombre de ces immeubles « kidnappés » dans toute l'Afrique du Sud !

L'histoire du jour est américaine a attristé toute l'Amérique

Parce qu'il s'agit du décès d'un symbole : hier donc, on a appris la mort à 42 ans de Marcy Borders . Qui était-elle ? Le 11 septembre 2001, Marcy Borders venait d'embaucher quand les deux avions se sont encastrés dans les tours du World Trade Center.

La photo de cette jeune femme de 28 ans à l'époque, hagarde, venant d'échapper à la mort, couverte de poussière jaune, est devenue une véritable icône. Elle a été reproduite des millions de fois et les Américains ont suivi de loin en loin le destin de Marcy.

Ils ont d'autant plus suivi son destin, qu'il a assez rapidement été tragique. D'abord, comme beaucoup de rescapés du 11 septembre, Marcy a d'abord dû se battre contre une dépression post-traumatique extrêmement sévère qui l'a hantée pendant 10 longues années.

Chaque fois qu'elle voyait un avion dans le ciel, elle paniquait, elle était convaincue que Ben Laden préparait d'autres attentats et qu'il la poursuivait elle personnellement parce qu'elle en avait réchappé. Elle a d'ailleurs fini par perdre la garde de ses 2 enfants.

Conséquences des attaques du 11 septembre 2011
Conséquences des attaques du 11 septembre 2011 © Wikicommons

Elle a même plongé dans la drogue. Et pendant des années. Eh puis elle s'est battue et elle n'est véritablement sortie d'affaires que lorsque Oussama Ben Laden a été abattu, c'était en 2011, par le gouvernement américain.

Quelques années de répit et la « dust lady », la femme couverte de poussière de la fameuse photo apprend alors qu’elle a un cancer de l'estomac.

Autrement dit,le 11 septembre a fini par la rattraper médicalement. Car elle est loin d'être un cas isolé.

Des milliers de victimes du 11 septembre, pompiers, employés, passants, ont été victimes de cancers plus ou moins graves. Au point que le Victim Compensation Fund, le fond mis en place pour indemniser les victimes, a dû reprendre du service en 2011.

Une étude sanitaire est venue confirmer ce qu'on soupçonnait depuis longtemps en certifiant 1 646 cas de cancers parmi les soignants, les pompiers et les rescapés directs du 11 septembre.

Dont Marcy Borders, la « dust lady » qui, 14 ans presque jour pour jour après les faits, peut donc elle aussi être comptée au nombre des 2 606 victimes de deux tours du World Trade Center.

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