Dans la presse mondiale ce matin, comme chez nous on parle des contrats

De ce méga contrat d'armement avec l'australie qui nous fait faire des "cocoricos". En Australie aussi, on commente largement ce choix d'acheter à la France ces sous-marins. Et cela ne va pas sans conséquences. Le quotidien The Australian titre ainsi sur le surcoût généré par le fait que les sous-marins vont être construits en Australie plutot qu'achetés tout prêts finis à l'étranger.

On va pouvoir gérer ce surcoût rétorque le premier ministre australien. Le concept, c'est évidemment de préserver des emplois sur place. Et à un an des élections, ce n'est pas bête...

Le journal s'interroge aussi sur la réaction du Japon, cet allié régional qui était jusqu'ici persuadé de remporter le marché et qui désormais demande des explications. The Japan Times estime ainsi que l'Australie a cherché à ne pas se mettre en porte à faux avec la Chine, son principal partenaire commercial et grande rivale du Japon avec qui la tension est forte militairement parlant en mer de Chine. Tous les jours, ça se tend, il n'y a qu'à voir le Quotidien du Peuple qui souligne, acide, la présence d'un sous marin japonais non loin d'une ile chinoise au large des Philipinnes, il participe à un exercice militaire des alliés des Etats- Unis, une provocation à laquelle la Chine entend répondre ! Ambiance, ambiance...

Côté ambiance, c'est pas la joie à Caracas, ces jours-ci...

Il ne vaut mieux pas avoir un congélateur plein au Venezuela en ce moment...

Ni avoir l'idée de retirer de l'argent à un distributeur, ni de prendre un ascenseur, de regarder la télé ou d'être en rade de batterie de téléphone... Quel est le point commun entre toutes ces activités ? L'électricité...

El Universal , El Nacional, toute la presse vénézuelienne raconte à longueur de colonnes les mésaventures de ces Vénézueliens bloqués dans des ascenseurs, plongés dans le noir après avoir vu subitement l'electricité coupée pendant quatre voire, dix ou treize heures...

Et c'est pas fini puisqu'ils en prennent pour au moins 40 jours à ce rythme là.

C'est ce qu'a expliqué le gouvernement en annonçant ces coupures de courants quotidiennes censées compenser le niveau anormalement bas de la principale centrale hydroélectrique du pays.

médiation du vatican au venezuela
médiation du vatican au venezuela © reuters

Et la raison de tout ça, c'est la sécheresse , dit le gouvernement, tout est de la faute d'El Nino, qui provoque la sécheresse... El Nino, il a bon dos rétorque l'opposition qui accuse l'état d'avoir été incapable d'investir correctement pour satisfaire les besoins de la population... Sauf qu'investir, le Venezuela n'en n'a plus DU TOUT les moyens. Il fait face à une crise politique, energétique et économique gravissime, avec la chute des prix du pétrole, le pétrole qui lui rapporte 96% de ses devises... Du coup, tout est bon pour économiser l'electricité. Depuis quelques mois, les mesures se multiplient, changement de fuseau horaire de 30 minutes, création de nouveaux jours fériés, la réduction du temps de travail des fonctionnaires, deux jours par semaines. Les centre commerciaux, eux, ont réduit leurs heures d'ouvertures. Et comme les coupures ne sont pas individualisées, cela veut dire aussi pénurie pour les hopitaux, les cliniques... on imagine les conséquences...

Les caisses du Vénézuela sont tellement vides que l'état ne parvient même plus à importer les produits de première nécessité, l'inflation est hallucinante, 180%, la plus haute du monde.Ce qui explique pourquoi l'opposition entame aujourd'hui les démarches d'une procédure de destitution, petit message à l'intention du président Maduro...

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