Il faut dire qu'année après année, les Russes en goguette ont acquis la réputation d'être des touristes parfois désagréables.

Moscou
Moscou © AFP / ALEXANDER NEMENOV

Moscou s'est fendu d'une série de conseils pays par pays consultables en ligne. Feuilletons-le ensemble. D'abord, il y a des conseils généraux et surtout une véritable obsession : les homosexuels. Le ministère Russe est tellement obsédé par cet aspect qu'il a même recours à un euphémisme pour ne pas prononcer ou écrire le mot « gay ». En Russe ça donne : « personne appartenant à une minorité sexuelle non traditionnelle ». Sachez qu'en France, il ne faut ni les insulter, si s'en moquer par geste. Cela vexe les Français mais aussi les Canadiens et les Espagnols.

Pourquoi ? Parce que « dans ces deux pays, le mariage entre personnes d'une sexualité non traditionnelle est légal depuis longtemps. Avec une spécificité canadienne en plus : les Canadiens font une fixette sur l'égalité des genres : donc pas de blagues sexistes !

Il y a aussi plein de conseils de comportement en fonction des pays. Aux Pays-Bas, il faut éviter les blagues sur la famille royale et surtout éviter de comparer les Néerlandais aux Allemands, comme il faut éviter de comparer les Suédois aux Danois. De toutes façons, dans les pays Scandinaves, c'est l'enfer ! Interdit au Danemark de parler de sujets personnels, de dire combien on gagne ou de le demander, de parler de religion ou même de travail. En Suède, éviter de s'asseoir à côté de quelqu'un dans le bus si une place est libre ailleurs, mais le pire c'est la Norvège.

Là-bas, ne surtout pas lever la voix sur un enfant, ni le frapper, ni même lui mettre un claque sur la main ni même l'embrasser en public ! Ça peut finir par une intervention des services à l'enfance qualifié d'« enfer sur terre » par le guide Russe.

Il y a aussi des conseils totalement invraisemblables, comme par exemple en Mongolie, où il faut éviter d'entrer dans une yourte avec des pelles et des pioches, car ça porte malheur. Ou encore en Corée du Nord, où il ne faut surtout pas tronquer les portraits de Kim-Jong-Un sur les photos prises.

Au Kenya, il ne faut pas se moquer des noirs ou les appeler des singes, les Kenyans pourraient se vexer. D'une manière générale, dans les pays où il y a une forte population noire, éviter d'utiliser le mot « nègre » ou négro », ça pourrait être mal compris.

En France, appelez le serveur ou la serveuse « Monsieur » ou « Madame » et pas « garçon » : ils se vexent facilement. Ensuite n'essayez pas de prononcer en Français le nom des plats du menu, ça peut finir mal. Demander le menu en Anglais, c'est plus sûr.

Enfin, ne faites pas le signe de la victoire en pays anglophones, il suffit de se tromper de sens pour dire : allez vous faire voir et surtout, surtout, n'offrez pas des objets en peau de porc à un Musulman, ils prennent ça très mal. Allez savoir pourquoi ?

Une revue de presse Espagnole

Un article d'El País, ou plutôt un long reportage, sur les pailles en plastique. Vous savez celles que l'on glisse dans les cocktails ou les sodas dans les fast food ou dans les boites de nuit. J'ai appris que c'était un véritable fléau, ces pailles. Rien qu'aux Etats-Unis, on en consomme 500 millions par jour ! Elles représentent 4% de l'ensemble des déchets plastiques et mettent plus de 1 000 ans à se décomposer. D'où la mobilisation d'El País, l'Espagne étant un pays touristique très concerné par le problème.

Dans le Washington Post, je suis tombé sur une bonne nouvelle venue d'Irak : des forces spéciales irakiennes auraient repris la ville d'Hatra, à une centaine de kilomètres de Mossoul. Or Hatra est une sorte de Palmyre Irakienne, avec un site archéologique vieux de 2000 ans.

Les images diffusées par les médias irakiens sont encore à analyser tant elles sont confuses, mais cette prise se confirmait, elle serait particulièrement symbolique, même si l'on sait déjà que l'Etat islamique a, en grande partie, détruit ou pillé le site.

Sur le site de la BBC, un article assez perturbant...

Mais qui devrait passionner les fans de préhistoire. En 2015, en Afrique du Sud, un archéologue controversé mais chanceux, Lee Berger, tombait sur une quinzaine de squelettes d'hominidés qu'il datait de 3 millions d'années et appelait homo Naledi.

La découverte avait fait sensation par la profusion des reliques trouvées, leur qualité et surtout, cette fameuse datation qui les plaçait très haut dans l'échelle temporelle du genre « homo ». Mais voilà qu'une datation vient de tout remettre en cause.

En fait, le gisement du professeur Berger, même s'il reste exceptionnel, n'aurait que 200 à 300 000 ans. « Homo Naledi » ne serait donc pas le chaînon manquant, mais juste une espèce d'hominidé de plus, bipède et avec rituel d'enterrement certes, mais presque banal à cette époque.

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