A La Plata, cela fait un mois que les habitants ne peuvent plus se laver.

Ca se passait hier même à La Plata, la capitale administrative de la Province de Buenos Aires. Un groupe d'habitants installe une barricade sur la route principale pour protester contre le manque d'eau.

Des pneus qui brûlent, des pancartes brandies avec « on veut de l'eau » écrit en gros, et des gens qui expliquent que cela fait un mois qu'ils ne peuvent plus se laver et que les camions citernes de la ville ne suffisent pas.

Et tout à coup, au beau milieu, la panthère rose. Toute rose, les bras – les pattes – en l'air qui se joint à la manif et qui, elle aussi proteste avec les habitants de La Plata. Elle n'est qu'un cri, la Panthère rose et elle aussi veut de l'eau pour ses voisins.

Je reconnais que, pris isolement, cette histoire de panthère rose argentine, ne mérite pas deux minutes sur France Inter. Mais d'abord, ça a été très efficace : toute la presse argentine en a parlé de la manifestation de la Panthère rose.

Ensuite, il faut connaître un peu l'Amérique latine pour savoir que cette histoire de justicier masqué ne pas si d'anecdotique. Rappelez-vous : lors des manifs contre Dilma Rousseff, au Brésil, c'est Batman qui tenait la vedette.

Au Mexique, où le catch masqué est un sport populaire, un type un peu grassouillet en justaucorps bordeaux et chausses dorées fait les beaux jours de Mexico. En fait, il est avocat, défend les pauvres et s'appelle Superbarrio Gómez: Superbanlieusard Dupond.

Mais c'est vrai que l'Argentine est une terre féconde pour ce type de héros masqué costumé et outillé : pendant des années, Menganno, cuirasse argentée et masque bleu, a patrouillé dans les rues de Buenos Aires jusqu'à ce qu'on lui tire dessus en 2014.

Relance : en fait, ce que vous voulez dire, c'est que le superhéros est la version moderne d'un personnage très sud-américain...

Qui remonte à très loin. Je reviendrai pas sur les bandits mexicains, mi paysan révolté, mi héros aux grand coeur qui ont toujours fait l'objet de chansons, de prières et de légendes populaires. L'histoire est connue et les narcos en profitent.

Mais saviez-vous qu'au bord des routes, en Argentine, on trouve des autels avec statue, croix et cierges dédiés au Gauchito Gil, un bandit de grand chemin du 19e siècle. Un saint populaire, surtout pas reconnu par l'Eglise, et pourtant révéré par la population.

  • Une revue de presse britannique

Qui ne se retient pas d'admirer l'exploit du Français Thomas Coville. Et croyez-moi pour des marins nés comme les Britanniques, l'hommage est sincère et s'étalle dans tous les quotidiens. En Français, on dit terre ferme, en Anglais, on dit dry land, Terre sèche.

Le Telegraph remarque tout de même, histoire de ramener un peu de la gloire de Thomas Coville en Grande-Bretagne, que la ligne d'arrivée à été franchie à Ouessant, ou Ushant en Anglais, au bout de la Manche, que les Britannique appellent le canal anglais.

The Independent qui, par ailleurs, révèlent que des « centaines de réfugiés » reviennent petit-à-petit dans la région de Calais pour tenter de passer en Grande-Bretagne. Six camps « cachés » se seraient déjà formés dans la région.

Toutes les semaines, selon le quotidien londonien, des dizaines de réfugiés les rejoignent. The Independent en a visité un sur la commune de Norrent-Fontes. Un camp qui existe depuis longtemps, 2008, mais qui ne cesse de grossir depuis quelques temps.

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