Nous avions déjà parlé de Jacinda Ardern, Première Ministre de son pays à 37 ans. D'abord en racontant comment Donald Trump l'avait prise pour l'épouse de Justin Trudeau, le Premier Ministre canadien, n'imaginant pas qu'une femme si jeune puisse diriger un pays.

Jacinda Ardern, Première ministre néo-zélandaise
Jacinda Ardern, Première ministre néo-zélandaise © AFP / Kyodo/MAXPPP

Puis ensuite pour vous raconter qu'elle avait annoncé au pays qu'elle était enceinte, ce qui fait d'elle la seconde femme politique dans l'histoire moderne, après la pakistanaise Benazir Bhutto, à accoucher alors qu'elle occupe les plus hautes fonctions.

Tout allait donc pour le meilleur jusqu'à une interview australienne. Et pas n'importe quelle interview ni n'importe quel journaliste : il s'agit du magazine 60mn, le magazine d'actu phare de la télévision australienne et de Charles Wooley, la star des intervieweurs. Voilà la question problématique :

Charles Wooley : Il y a une question politique très importante que je voulais vous poser : quel est la date précise de la conception du bébé ?

Jacinda Ardern : Le 17 Juin... 

Charles Wooley : 17 juin ! C'est intéressant de voir combien de gens se sont mis à compter à rebours pour connaître cette date !

Il faut voir la vidéo pour mieux saisir l'effarement de la Première Ministre et de son compagnon, qui n'en croient pas leurs oreilles. Il faut voir aussi avec quelle gourmandise le journaliste australien précise aussitôt que lui a eu six enfants. 

Aussitôt la presse néo-zélandaise s'en est donnée à cœur joie contre le journaliste, qualifié « d'incroyablement et infatigablement creepy », c'est-à-dire entre douteux et sinistre, par le New Zeland Herald, par exemple. Même si, s'il faut se méfier : s'en prendre aux Australiens, un peu considérés comme des bouseux arrogants, un rien nouveau riche, est un peu un sport national en Nouvelle Zélande. Reste que le journaliste Charles Wooley s'est platement excusé pour ce sexisme presque désarmant.

En Grande Bretagne, un scandale touchant les universités

1 600 livres dépensées pour faire venir le chien du vice-doyen de l'université du Surrey, des repas à plus de 1 000 livres sterling dans les restaurants les plus fins, mais aussi des œuvres d'art, des billets d'avion première classe, le tout avec de l'argent public ! C'est quelques unes des perles trouvées dans l'épluchage des dépenses des dirigeants de quelques unes seulement des universités britanniques. 

Des révélations qui viennent après un autre scandale : les salaires mirobolants que ces même dirigeants se servent. La professeure Louise Richardson par exemple, qui est à la tête d'Oxford, est payée près de 500 000 € par an ! 

Le tout alors ces mêmes universités viennent d'annoncer leur intention de couper dans les retraites de leurs employés, entrainant une grève. Le tout aussi alors que les étudiants britanniques paient 9 000 livres annuelles, soit 10 000 euros pour une année universitaire. Trop c'est trop, au point qu'une association étudiante, l'OFS, prévoit de rendre public les salaires des profs au delà de 100 000 livres annuels.

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