Ce matin, direction Pékin où les autorités ont décidé de promouvoir les enterrements bio. Et donc, gratuits ! A Pékin on enterre gratis.

Pendant le Qingming festival, l'équivalent de la Toussaint, les Chinois se remémorent et honorent leurs ancêtres.
Pendant le Qingming festival, l'équivalent de la Toussaint, les Chinois se remémorent et honorent leurs ancêtres. © Reuters / Sheng Li

C'est gratuit, uniquement si c'est bio. Qu'est-ce que c'est qu'un enterrement bio ? Déjà ça passe par la crémation plutôt que par l'enterrement. Ensuite, on met les cendres de grand-mère dans une petite boite biodégradable qui, placée en terre, se décompose en 6 mois. Autrement dit, Grand-mère est poussière et redevient poussière... littéralement.

Les premiers enterrements bio et gratuits ont eu lieu samedi dernier : 31 personnes décédées ont ainsi eu la primeur de ce nouveau service municipal. La date n'a pas été choisie au hasard : cette semaine a lieu la fête de Qing Ming. C'est-à-dire la journée traditionnelle dite de « nettoyage des tombes ». L'équivalent chinois de notre Toussaint. Ce jour-là, on ramène les cendres des défunts à la maison pour une cérémonie privée, avant de les remettre le lendemain au columbarium.

Mais pourquoi la gratuité ?

Parce qu'on manque cruellement de places dans les cimetières chinois. La croissance des villes a été si forte que les cimetières qui étaient en périphéries se sont retrouvés en plein centre-ville : en 15 ans, les autorités chinoises ont dû déplacer 15M de tombes !

Et même comme cela, le prix du m2 de concession funéraire coûte aujourd'hui plus cher que le m2 d'un appartement à Pékin. Tout est donc bon pour convaincre les Chinois de ne pas enterrer leurs morts mais de passer par la crémation.

Ce n'est le seul pays en Asie qui rencontre ce problème : à Hong-Kong et Singapour, il faut attendre jusqu'à 5 ans avant de trouver une niche libre dans un columbarium municipal. Et à Londres ou en Suède, on entasse les cercueils les uns sur les autres.

Mais en Chine, le problème est si prégnant que toutes les idées sont bonnes à prendre : crémation gratuites et bio mais aussi tours des morts : des immeubles de grande hauteur avec des milliers de niches pour les cendres. Ce n'est encore qu'un projet.

La revue de presse commence en Allemagne ce matin...

Avec les élections dans le petit land de la Sarre, collé à la frontière française : et c'est une victoire totale, indiscutable de la CDU d'Angela Merkel, qui améliore son score à 40%, alors que le SPD perd des plumes à près de 30%.

Pour le quotidien de centre-gauche, la Süddeutsche Zeitung, il n'y donc pas eu d'effet Martin Schulz. « En démocratie, ce n'est pas le battage médiatique mais les élections qui comptent ». Et le battage médiatique autour de Martin Schulz n'a servi à rien.

En clair, la Sarre est un avertissement sans frais pour « un parti social-démocrate enthousiaste, voire euphorique » depuis l'élection à sa tête de l'ancien président du parlement européen. « La résurrection du SPD est loin d'être acquise ».

Direction la Syrie maintenant, pour un papier inquiétant dans les pages de L'Orient Le Jour…

Le quotidien libanais, comme le Washington Post ou le Guardian, consacre un article au barrage de Tabqa, non loin de Raqqa, le fief de l'Etat islamique en Syrie. Il semble en effet, selon le quotidien, que les bombardements aient fragilisé cet immense ouvrage.

D'abord, précise le quotidien, la centrale électrique s'est arrêtée de fonctionner, d'où l'augmentation du niveau de l'eau dans le lac de rétention... et donc de la pression sur les parois du barrage. Une situation particulièrement dangereuse en cette fin d'hiver.

L'Etat islamique a d'ailleurs commencé à demander à la population d'évacuer la zone de Raqqa en cas de rupture du barrage. Tabqa, c'est ni plus ni moins que le plus grand barrage de Syrie, sur l'Euphrate. Sa rupture serait catastrophique.

Mais impossible de séparer ce qui relève de la propagande ou du danger réel.

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