Une série nommée O Mecanismo, c'est-à-dire Le Mécanisme. Vous pouvez la voir d'ailleurs, puisqu'elle est disponible au Brésil comme en France sur la plateforme Netflix qui l'a produite et la diffuse depuis le 23 mars, vendredi dernier.

L'équipe d'O Mecanismo au lancement de la série en mars 2018
L'équipe d'O Mecanismo au lancement de la série en mars 2018 © Getty / Raphael Dias

Le Mécanisme en question, c'est le mécanisme de corruption mis en place par des entreprises vivant de commandes publiques et le système politique brésilien avec, au centre, l'entreprise pétrolière brésilienne Petrobras, appelée Petrobrasil dans la série.

Autrement dit, c'est la transposition sur écran du plus énorme scandale de l'histoire du Brésil : le scandale Lava Jato. Un scandale qui a fait tomber des dizaines de politiques, d'entrepreneurs et qui porte sur plus de 2 milliards d'euros détournés.

Ce n'est pas la première fois que Netflix se lance dans le scandale politico-affairiste

C'est même devenu une sorte de marque de fabrique. En France, il y a Marseille qui est très décevant. Il y a aussi eu Narcos, côté américano-colombien. Pour le coup très réussi. Et voilà donc O Mecanismo pour le Brésil.  Une série palpitante ; à regarder aussi ! C'est remarquable. Et c'est bien le problème ! Tout le Brésil a dévoré les huit épisodes et a reconnu dans les personnages l'ex-président Lula, complice, l'ex-présidente Dilma Rousseff, chevelue et dépassée par les événements, et l'actuel président comploteur Michel Temer.

Du coup, la gauche brésilienne s'est déchaînée sur les réseaux sociaux. Un critique cinéma a résilié son abonnement Netflix et Dilma Rousseff, l'ex-présidente démise de ses fonctions en 2016 s'est même fendu d'un communiqué. 

Dilma qui accuse le metteur en scène, José Padilha, d'être un « créateur de fake news » - on se croirait dans un tweet de Donald Trump – et la série d'être « mensongère et de travestir la réalité ». La raison est toute bête : les enjeux sont énormes !

Il y a une élection présidentielle dans quelques mois au Brésil, ce sera en octobre, et pour le moment c'est l'ancien président Lula da Silva qui est largement en tête... S'il n'est pas emprisonné d'ici là pour corruption. Donc tous les coups sont permis !

En Autriche, un jugement unique

La victime s'appelle Peter Franzmayr et la Cour administrative fédérale d'Autriche lui a accordé la semaine dernière 300.000 euros de dédommagement, une jolie somme que l'on comprend mieux en découvrant la raison de sa plainte : discrimination.

Monsieur Fransmayr serait-il noir ? Aurait-il été discriminé pour des raisons religieuses ? Pas du tout, Monsieur Fransmay, cadre au ministère des Transport autrichien, a été jugé discriminé en raison de son sexe : en 2011, au moment d'une promotion, on lui a préféré une femme.

A l'époque, on lui avait clairement expliqué que la « sous représentation massive des femmes dans la hiérarchie du ministère avait, à compétence égale justifié que sa candidature soit recalé. Hors il s'agit bien de discrimination.

D'où le jugement et la somme en compensation qui correspond à l'argent qu'il aurait dû gagner plus les pénalités s'il avait été promu ! 317 368 euros exactement ! Il n'y a pas de raisons mesdames ! 

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