Vice News a enquêté sur les rapports étroits que la CIA entretient avec des producteurs et des scénaristes.

On part à Hollywood

On va commencer moins glamour en passant d'abord par le Sénat américain où on débat en ce moment du budget des agences de renseignement, et notamment d'un amendement qui encadre les relations entre la CIA et l'industrie du divertissement.

C'est Vice News qui a enquêté sur les rapports étroits que la CIA entretient avec des producteurs et des scénaristes..

Prenez l'exemple du film Zero Dark Thirty, celui qui raconte la traque de Ben Laden et sa mort à Abbotabad. Et bien avant d'en avoir eu l'idée le scénariste du film s'était retrouvé - un total hasard bien sûr- à un dîner avec le patron de la CIA. Et c'est comme ça qu'a germé l'idée du film.

Par la suite, lui et la réalisatrice Katherine Bigelow ont invité régulièrement à dîner des gens de la CIA, fait des petits cadeaux, hop, une paire de boucles d'oreilles par ci, hop, une invitation à un défilé de mode par là... En échange, le scénariste, lui, a été fréquemment invité à venir dans les locaux de l'agence et il a même assisté à la cérémonie secrète d'hommage à l'équipe qui a traqué Ben Laden, ainsi qu'à un discours ce soir là qui contenait des éléments classés ultra confidentiels...

Il y a eu plus d'une vingtaine de projets qui ont fait l'objet d'accords, ces 5 dernières années entre la CIA et Hollywood. Et l'agence vous explique qu'elle peut vous aider sur vos projets, histoire de leur donner "plus d'authenticité et de mettre en lumière l'habileté, l'innovation, l'intelligence de ses agents".

Et puis si vous êtes à court d'idées, ça tombe bien, la CIA en a plein pour vous, des idées toutes prêtes. En ce moment, elle trouverait super de faire quelque chose sur la vie du colonel Kuklinski, un polonais qui a espionné pour le compte de l'OTAN.

Brexit deuxième ! 

C'est toujours la gueule de bois en Angleterre, après la défaite monumentale de l'équipe d’Angleterre face à l'Islande et ce sommet qui s'ouvre tout à l'heure à Bruxelles...

Et dans le genre, elle doit être conséquente la gueule de bois de Paul Hayward par exemple. Lui c'est le chef du service des sports du Telegraph.

Son édito d'aujourd'hui parle d'une "humiliation ultime" pour ce pays dont "le gouvernements s'écroule, les marchés s’effondrent et l'équipe de foot perd face à l'Islande".

On sent qu'il y a de la douleur dans tout cela, et alors que les chefs d'états de l'Union Européenne se retrouvent tout à l'heure à Bruxelles pour un sommet censé fixer les modalités du divorce, beaucoup essaient encore de trouver des stratégies pour éviter le pire.

L'éditorialiste du Financial Times, Gideon Rachman titre "pourquoi je ne crois pas que le Brexit aura lieu". Le journaliste explique que Boris Johnson, en menant le camp du leave n'a agi que pour devenir premier ministre et qu'une fois aux commandes, il manœuvrera pour rester dans l'Europe. Pour cela il faudra négocier, explique le _Financial Time_s, et obtenir un geste de l'Union Europeénne. Ce geste, écrit-il ce serait d'autoriser le Royaume-Uni à limiter le nombre de migrants européens sur son territoire.

Le journal l'admet, cela va faire hurler, mais l'Europe, écrit-il, ne doit pas céder aux extrémistes de tous bords...

Enfin, une des conséquences inattendue du Brexit raconte le Times, c'est que l'anglais pourrait ne plus être langue officielle de l'Union Européenne alors que c'est la langue la plus parlée. En fait, chaque pays membre a le droit de choisir une langue officielle. Or il n'y a que le Royaume Uni qui l'ait fait, Malte a choisi le Maltais et l'Irlande le Gaelique. Donc si elle s'en va, c'en est fini de l'anglais. Comment dit-on, en Islandais "ça, c'est vraiment un coup bas"?

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