Le nombre de touristes en Islande a été multiplié par 10 en 20 ans ! 2 millions de touristes alors qu’il n’y a que 300.000 habitants : la cohabitation pose donc quelques problèmes.

Imaginez un paysage de rêve : de petites collines couvertes de mousse vert tendre à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Islandaise Reykjavik. L'endroit s'appelle Nesjavellir est c'est un spot de randonnée particulièrement populaire.

Or depuis une semaine, quelqu'un a écrit dans la mousse, ou plutôt en arrachant la mousse, la phrase suivante : « Amenez les nudistes » dans un bel anglais, bien populaire. En clair, l'oeuvre d'un touriste de passage.

C'est pas très malin, me direz vous, mais bon... Il y a pire : il y a des touristes qui gravent leur nom sur les parois sur les pyramides ou sur le Colisée, à Rome ! Eh bien c'est une erreur : les mousses islandaises mettent entre 70 ans et un siècle à pousser.

La phrase en question sera visible pendant un siècle, et c'est bien le problème : depuis 10 ans, les touristes affluent et ne savent absolument pas se comporter dans ce trésor écologique et naturel qu'est l'Islande ! Pour vous donner une idée du problème, quelques chiffres : les Islandais sont 330 000 et en 2016, il y a eu en Islande autant de touristes américains que d'Islandais ! En tout, 2 millions d'étrangers ont débarqué en Islande rien que pour l'année dernière. C'est 10 fois plus que 20 ans plus tôt en 1996.

Les conséquences sont d'abord pour les Islandais eux-mêmes : pas assez d'hôtels et trop de locations type AirB&B, ça renchérit les loyers. Pour les touristes aussi, c'est un problème : il y a quelques années, on pouvait débarquer en Islande sans réservation.

Et aujourd'hui, c'est visiblement devenu impossible.Même si les Français ont tendance à s'obstiner : ils sont spécialistes de frapper aux portes des Islandais, dans des villages isolés, pour se faire inviter pour la nuit. D'autres font du camping sauvage, plutôt les Chinois, et défèquent dans les jardins et les cours.

Sans compter ceux, bien sûr, qui couvrent les fermes abandonnées de graffitis et ceux qui, donc, trouvent malin d'écrire leur nom ou encore « Amenez les nudistes » sur la mousse centenaire des collines verdoyantes de Nesjavellir.

  • Une revue de presse Allemande

Et tout à coup le « mariage pour tous » est devenu possible. L'ensemble de la presse allemande revient sur les déclarations télévisées totalement inattendues d'Angela Merkel qui veut donner aux députés de son parti la liberté de voter sur ce sujet au Bundestag.

Pour la TagesZeitung, la TAZ, « le combat qui dure depuis des années en valait donc la peine : le mariage pour tous est dans les tuyaux » en Allemagne et pourrait « prendre la forme très rapide d'une proposition de loi des socio-démocrates ».

La Suddeutsche analyse ce revirement : « la chancelière est droguée aux sondages » et elle sait que « l'immense majorité de ses électeurs y est favorable. En pleine campagne électorale, elle montre son ouverture » sans que cela lui coûte bien cher.

  • Deux unes de magazines aujourd'hui

D'abord, celle de Vanity Fair, sortie hier avec une sublime photo de la joueuse de tennis Serena Williams nue et enceinte. Une photo iconique d'Annie Leibovitz qui tombe pile au moment d'une polémique entre l'ancien joueur John McEnroe et elle.

McEnroe qui a expliqué doctement que si la championne aux 23 titres du Grand Chelem jouait contre des hommes, elle n'atteindrait même pas la 700e place au classement. Je ne me l'explique pas, mais cette photo est la plus sauvage et belle des réponses.

Enfin, celle de Time Magazine datée du 1er mars 2009 avec un portrait de Donald Trump et ce titre ronflant : « Trump, un hit télévisuel ». Or cette une accrochée dans au moins quatre propriétés de Donald Trump est fausse, c'est le Washington Post qui l'a découvert.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.