L'histoire du jour nous emmène à Jérusalem où une curieuse maladie y a été constatée

Les psychologues appellent ça « syndrome » de Jérusalem et ne comptent qu'une cinquantaine de cas par an mais des cas extrêmement spectaculaires. Il ne s'agit ni d'une maladie contagieuse, ni incurable et les pics épidémiques sont Noël et Pâques.

En fait, le « syndrome de Jérusalem », ça consiste tout bêtement à péter un câble en arrivant dans la Ville Sainte en étant submergé par l'ambiance religieuse qui imprègne toute la ville et en perdant tout contact avec la réalité.

Ça peut se traduire d'une façon assez rigolote, vu de l'extérieur : une professeure irlandaise, par exemple, s'est présentée à l'hôpital de Jérusalem, convaincue qu'elle allait donner naissance à l'enfant Jésus ... alors qu'elle n'était même pas enceinte.

Un touriste canadien, pour sa part, pensait qu'il était la réincarnation moderne de Samson, le personnage Biblique , et s'est donc mis à vouloir abattre le mur des Lamentations à mains nues.

Enfin un autrichien est entré dans une rage folle, dévastant la cuisine de son hôtel lorsqu'il a compris que les cuisiniers ne lui serviraient pas dans sa chambre le dernier repas du Christ , la fameuse Cène. Il se prenait donc pour Jésus soi-même !

Mosquée Al Aqsa à Jérusalem
Mosquée Al Aqsa à Jérusalem © MaxPPP / Saeb Awad \ apaimages

Le « syndrome de Jérusalem » n'a pourtant rien d'une nouveauté, il est bien documenté depuis le Moyen Âge ! Péter une durite en arrivant dans à Jérusalem est même une sorte de rituel ou de rite de passage, si vous voulez, pour beaucoup de Croisés qui atteignaient la ville trois fois sainte.

Ce qui est nouveau, c'est la caractérisation et l'étude psychologique de ce syndrome qui touche avant tout les plus religieux d'entre les touristes avec une mention spéciale pour les Américains qui semblent statistiquement plus affectés que d'autres nations.

En fait, le « syndrome de Jérusalem » est le pendant religieux d'un autre syndrome, celui de Paris cette fois, qui ne touche d'une vingtaine de Japonais par an qui ne supportent pas la différence abyssale entre la Ville Lumière dont ils ont rêvé et la triste réalité.

Ils entrent alors dans une espèce de mélancolie qui peut conduire au suicide si elle n'est pas prise à temps. Quant au syndrome de Jérusalem, il est aussi parfaitement circonscrit : les psy israéliens ont d'ailleurs reçu du renfort comme tout les ans à Pâques.

Une revue de presse consacrée à Bernie Sanders, le challenger d'Hillary Clinton...

En remportant les primaires dans les États de Washington, d'Alaska et de Hawaï, Bernis Sanders a fait donc mieux que résister : il s'est repositionné comme une alternative à l'évidence de la candidature Clinton.

Pour le Washington Post , cependant, le leçon politique de Sanders ne change pas grand chose à l'avance d'Hillary Clinton : il a simplement gagné dans des petits États périphériques qui ont en commun un faible population latino et noire.

Le New York Times , d'ailleurs, ne prend même pas la peine d'analyser ces victoires. Le quotidien préfère se concentrer sur l'inquiétude du camp Sanders qui craint qu'Hillary Clinton ne la conduise à refuser de débattre à New York, avant les primaires du 16 avril.

Il n'y a guère que le Los Angeles Times pour s'inquiéter et rappeler que le scandale des emails privés de la candidate alors qu'elle était ministre des Affaires étrangères, arrive dans une phase extrêmement dangereuse : la phase des interrogatoires.

Dangereuse parce que, tout à coup, d'un scandale auquel personne ne comprend rien, on va passer à l'incarnation par le biais des témoins auditionnés. Une phase redoutable, puis que médiatiquement plus humaine et donc, susceptible de déborder la candidate.

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