C'est l'Institut de recherches océanographiques Dalian, dans le nord du pays, qui mène ces recherches.

Pourquoi tant de haine envers ces pauvres méduses ? Parce qu'elles posent un problème grave aux navires de guerre et notamment aux porte-avions : dans les endroits où elles prolifèrent, elles peuvent être aspirées par les circuits de refroidissement.

Du coup, il faut des heures voire des jours entiers pour « dé-méduser » les moteurs. C'est un problème qu'a par exemple rencontré récemment un des plus puissants porte-avions américains, le USS Ronald Reagan, alors qu'il croisait en Australie.

Les Chinois ne diffusent jamais une information à caractère militaire sans jouer au billard à trois bandes, alors que signifie cette info ? D'abord, elle met en avant que la Chine a un porte-avions. Or, très peu de marine au monde en possèdent.

Donc, première info : nous faisons tellement partie de l'élite maritime mondiale que nous tentons de résoudre y compris des problèmes adjacents que soit dit en passant, les Américains eux ne savent pas résoudre.

Deuxième info : où trouve-t-on des bancs de méduses si épais qu'ils en viennent à endommager les navires de guerre ? En Australie, on l'a vu, et donc tout particulièrement dans la mer de Chine du Sud où la Chine a des revendications territoriales !

La Chine revendique plusieurs îlots et archipels dans cette région du monde. Donc, avec cette simple histoire de broyeur de méduse, le Chine dit : "j'ai une marine efficace, moderne et capable d'en remontrer à la marine américaine".

Il s'agit d'un immense filet garni de rasoirs qui se déploie en amont du navire et déchiquète les méduses au passage. Le problème, c'est que ça déchiquète tout. Donc ça ne marche pas, mais ce n'est pas le problème : le message, lui, est passé !

Une histoire de fontaines au Maroc

C'était le weekend dernier, à Rabat, des militants d'une association féministe décide de déverser du colorant rouge dans des fontaines publiques. C'est très efficaces, parce que ces fontaines sont en circuits fermés et donc crachent de l'eau rouge des heures durant.

L'idée était de marquer les esprits et de protester, au Maroc comme ailleurs dans le monde, contre les violences faites au femmes. Les autorités municipales n'ont pas du tout apprécié : elles ont porté plainte pour « dégradation de biens publics ».

L'association MALI – Mouvement alternatif pour les libertés individuelles – explique qu'il s'agissait de colorants solubles qui n'ont rien dégradé. Mais surtout, ils en veulent à la mairie de détourner l'attention du vrai problème. A savoir, bien sûr, le sexisme.

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