L’homme a refusé de se lever au son de l’hymne national US à l’occasion d’un match de pré-saison. Il voulait par ce geste protester contre le sort fait aux afro-américains.

Colin Kaepernick
Colin Kaepernick © Reuters / Stephen Lam

Elle met en scène, cette histoire, un des plus célèbres quarterbacks, ou quart-arrières pour nos amis puristes, du foot américain, Colin Kaepernick.

A force de travail et d'abnégation, c'est à dire à force de regarder des films et des séries américaines, j'ai tout de même fini par comprendre que c'était le top des joueurs, le héros, le leader : celui qui fait rêver toutes les pom pom girls au lycée et à l'université.

Notre quarterback joue pour l'équipe de San Francisco, les San Francisco forty niners, et c'est un beau bébé de 28 ans, d'un mètre quatre-vingt treize et de cent-deux kilos que ce Colin Kaepernick. Des fans en veux-tu en voilà, des millions de dollars sur son compte bancaire et des tatouages partout.

Vendredi dernier, il a commis l'impensable, l'inimaginable pour le joueur d'un sport si américain, si populaire. Avant les matchs de foot aux Etats-Unis, il y a une espèce de grand spectacle qui se termine par l'immanquable hymne national.

Tout le monde se lève dans le stade et une chanteuse ou un chanteur s'avance pour entonner le fameux hymne star-spangled banner, la bannière étoilée. Tout le monde la main sur le cœur, les équipes au centre du terrain pour trois minutes de frisson national.

Tous sauf Colin Kaepernick qui a refusé de se lever et est resté les bras croisés. Pourquoi ? « Je refuse de me lever pour ce drapeau. Pourquoi devrais-je être fier d'un pays qui oppresse les Noirs et bien d'autres minorités visibles ».

«Pour moi, c'est plus important que le foot et il serait égoïste de ma part de regarder ailleurs alors qu'il y a des morts tous les jours dans les rues des Etats-Unis.»

Et ça n'est pas passé inaperçu ! C'est le moins qu'on puisse dire ! Tout le weekend des dizaines de supporters des San Francisco forty niners se sont filmé brûlant le maillot du joueur, le n°7, accusant Colin Kaepernick d'avoir sali le drapeau, craché sur son pays et j'en passe...

Il a aussi reçu des milliers de messages de soutien. Et puis enfin, il y a les dirigeants de son équipe qui se sont réunis en urgence ce weekend pour rédiger un communiqué exemplaire :

«L'hymne des Etats-Unis est un moment spécial à chaque début de match qui permet aux Américains de communier autour de ces irremplaçables libertés que ce pays est capable d'offrir à ses citoyens. Au compte de ces libertés si précieuses, il y a la liberté de religion et la liberté d'expression. Nous reconnaissons donc le droit de chacun de choisir de participer ou non à ce moment ».

Fermez le banc, Colin Kaepernick ne sera pas sanctionné.

Nicolas Sarkozy fait la une des quotidiens internationaux

Parce qu'il a déchaîné d'une phrase la presse britannique. LeTelegraph de Londres lui consacre d'ailleurs un article furibond sur le thème « quand je pense qu'on l'a soutenu » après ses déclarations sur le rapatriement en GB de la frontière de Calais.

A la une du quotidien italien La Repubblica, un appel : ne laissez pas la mafia reconstruire les villages dévastés par le tremblement de terre. Les mafias italiennes ont en effet réussi à s'infiltrer plusieurs fois dans les contrats publics de reconstruction.

A la une d'El Tiempo, en Colombie, les grands travaux ont commencé pour le fisc colombien : repérer les « bien mal acquis » de la guérilla des FARC : des milliers d'hectares de terres, des villas, des comptes en Suisse, le tout produit du trafic.

Parce que, même si l'encre de l'accord de paix n'est pas encore séchée, les fortunes rapides de certains chefs de la guérilla ne sont pas concerné. Donc, une autre guerre, fiscale et légale celle-là, est sur le point de commencer.

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