Non, non il n’y a pas de problème de traduction, c’est bien une histoire d’amour (c’est Bollywood) autour d’un problème de WC.

L'equipe du film, Toilet, a love story
L'equipe du film, Toilet, a love story © Getty / Tim P. Whitby

Les couleurs, les danses, les histoires d'amour contrariées, les chansons : c'est Bollywood, l'industrie indienne du cinéma, la 1ère au monde, bien avant les Etats-Unis. Allez pour se mettre dans l'ambiance :

On y est, non ? Ce film est déjà sorti depuis une dizaine de jours et fait beaucoup parler de lui, avec en vedette le grand Akshay Kumar, et cette phrase culte : « si on ne change rien, rien ne va changer ».

Il s'agit en effet de l'histoire d'une jeune mariée qui abandonne son époux parce qu'il n'a pas de toilettes privées. On le suit donc dans ses pérégrinations pour pour construire ces fameuses latrines et la reconquérir.

Or figurez-vous que ce film est tiré d'une histoire vraie. Il faut savoir que 500 millions d'Indiens n'ont toujours pas accès à des toilettes. Pour des raisons économiques, bien sûr. Mais aussi culturelles : il serait impur de déféquer dans sa maison.

Or le fait de se soulager à l'air libre est une situation qui désavantage surtout les femmes : la moitié des viols en Inde auraient lieu dans ces moments-là. Sans compter les infections qui elles aussi, touchent avant tout les femmes.

Derrière l'histoire d'amour, un film de service public

Oui, enfin ça reste une comédie : ils furent heureux et eurent beaucoup de toilettes. Mais par exemple, ce film n'a pas échappé au Premier ministre, Narendra Modi, qui revendique la construction de 40 millions de latrines depuis 2014.

C'est probablement très surestimé. Par exemple Mumbai a été déclarée ville sans libre de défécation publique cette année alors que tout le monde sait que c'est faux ! Mais comme dit le film : « if you change nothing, nothing will change »...

Direction la Serbie, dans un camp de réfugiés à la frontière de l'Europe

Et dans ce camp de réfugiés, on trouve bien sûr des Afghans, des Syriens, des Maghrébins, des Africains et des Cubains ! Vous avez bien entendu le « Nuevo Herald » de Miami y a rencontré une petite dizaine de Cubains. Que font-ils là ?

Comme les Etats-Unis se ferment de plus en plus avec l'ouverture, ils ont pris l'avion pour la Russie où ils n'ont pas besoin de visas compliqués à obtenir. Puis se sont envolés vers la Serbie ou le Monténégro – là aussi pas de visas entre ces deux pays et la Russie.

Le phénomène est récent et leur destination finale, c'est l'Espagne où ils rêvent tous de refaire leur vie. Mais pour le moment, ils sont isolés et surtout coincés aux frontières de l'Union européenne. Ils seraient selon l'ONU réfugiés quelques centaines tout au plus.

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