Un ensemble de mausolées et de tombes situé aux environs de Pékin où reposent pour l'éternité 13 empereurs et 23 reines de la dynastie Ming, ainsi que 2 princes et une trentaine de concubines.

La dynastie Ming a régné sur la Chine de 1409 à 1644. L'endroit est parfaitement connu, tellement d'ailleurs qu'il a été ajouté à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2003. Seulement voilà, on a pour le moment seulement fouillé 3 des treize tombes impériales. Il en reste au moins 10 à ouvrir. Le problème est que l'ensemble du site s'étend sur 87km2. Pour vous donner une idée, Paris c'est 105km2 de superficie. Il y a 16 villages et 16 000 villageois qui vivent dans le périmètre et ce depuis parfois des centaines d'années.  

Mais ce n'était pas un endroit sacré ?  

Oui, mais d'abord le temps a passé et ensuite, beaucoup de ces villageois sont justement les descendants des gardiens des tombes. Et puis, il faut bien dire aussi que ça a quelques avantages de vivre au dessus ou à côté de pareilles merveilles. Il y a les touristes que les villageois sont souvent les premiers à accueillir et renseigner. Il y a ensuite les tombes. Alors quand on sait où chercher et à qui vendre, habiter au dessus d'une tombe princière peut rapporter gros. Les Egyptiens le savent bien. Aujourd'hui, le lieu est très surveillé et les autorités chinoises plus sourcilleuses : le pillage de tombes, ça eut payé mais ça ne paie plus. Reste que 2 candélabres cérémoniels de marbre, 200kg, ont été récemment volés.  

Ils ont été retrouvés ?  

Oui, et les villageois n'ont rien à voir avec ça... Mais l'affaire a probablement accéléré une décision qui semblait inéluctable : le déplacement à terme et le relogement des 15 000 habitants de la zone et la création d'une enceinte autour des 87km2 impériaux.  

On part au Japon maintenant pour une histoire de toilettes publiques...  

On connait tous la passion du Japon pour les toilettes. Après tout, c'est à eux qu'on doit la seule véritable innovation en matière de WC : les toilettes lavantes, vous savez avec la petite douchette automatique qui fait pshit. Ce qu'on sait moins, c'est que près de la moitié des toilettes publiques japonaises sont en fait des toilettes à la turque. Ce qui d'ailleurs, si on y réfléchit bien est au fond plus hygiénique, mais passons. Le problème ce sont les Jeux olympiques de 2020. Le Japon s'apprête à accueillir des millions de visiteurs occidentaux qui risquent de ne pas apprécier à leur juste valeur ces toilettes traditionnelles. Donc une opération géante de remplacement des toilettes à la turque est en route. Depuis juin dernier la ville de Nagoya s'est lancée à corps perdu dans ce rattrapage : d'abord les lieux touristiques, ensuite tous les endroits publics. A Kyoto, des « cartes de toilettes publiques » ont été imprimées, ainsi que des instructions en anglais et chinois. La bataille des toilettes ne fait donc que commencer...

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