La diplomatie de la chaussette existe bel et bien et c'est même le New York Times qui l'a remarquée et théorisée.

Justin Trudeau
Justin Trudeau © AFP / ANGELA WEISS / AFP

Justin Trudeau en a fait une sorte de neuvième art. Jugez-en donc : tout a commencé le 4 mai dernier, jour international de Star Wars, lorsque le télégénique Premier ministre Canadien a porté des chaussettes Star Wars (une R2D2 et une autre C-3PO). Quelque chose d'important venait de débuter. Puis sont apparues les chaussettes patriotiques – pour le Canada bien sûr, c'est-à-dire floquées de feuilles d'érables. Là, le doute n'était plus possible : Justin envoyait du lourd ! Le mois dernier, lors du sommet de l'OTAN, il a récidivé.

Alors que les yeux du monde entier étaient rivés sur les premiers pas de notre président Français, Justin Trudeau a foulé le tapis rouge avec des chaussettes ostensiblement marquées du sigle de l'alliance atlantique. Pire, une était bleu, l'autre était rouge.

Mais il a fait mieux encore avec des chaussettes à double message ! C'était il y a quelques jours à peine, pour la gaypride Canadienne. Justin Trudeau portait à la fois des chaussettes arc-en-ciel, c'est-à-dire aux couleurs du drapeau de la communauté homosexuelle où en plus il était écrit : « aid mubarak » ! Là, c'est du grand art. Parce qu'en même temps, il souhaitait une bonne fin de ramadan (l'Aïd) aux musulmans canadiens ! Voire même un troisième message, puisqu'elles ont été tissées et vendues au Canada (14,5$) ! Donc, des chaussettes « made in chez lui » !

Ce langage des chaussettes a été remarqué jusqu'en Grande-Bretagne où le Guardian s'est fendu d'un papier pour remarquer que la Queen, elle, parlait du chapeau depuis longtemps et jusque dernièrement avec son bibi bleu Europe, fine allusion au Brexit.

Reste que je ne suis pas sûr d'avoir très envie que d'autres leaders imitent Justin Trudeau : des chaussettes bleu-blanc-rouge pour Emmanuel Macron et d'autres avec la bannière étoilée pour Trump pendant le défilé du 14 juillet.

La famille royale coûte très cher au contribuable

Et c'est le Guardian de Londres, toujours lui, qui fait les comptes avec notamment, le billet de train le plus cher de la planète : 18 690 £, (21 200 €) pour Philippe Duc D'Edimbourg, pour aller à Plymouth (300km), en train royal que seul lui, la reine et Charles peuvent emprunter. Mais il y a compétition ! Charles par exemple, a dépensé 46 038 £ (c'est-à-dire 52 311 €) ! - à ces niveaux de prix chaque penny compte – pour un voyage de 2 jours au départ de Windsor pour le Lancashire, Cumbia et West Yorkshire. Joly Prince !

C'est sans parler des 73 000 £ de l'aller – retour en jet privé pour se rendre lui et son épouse aux obsèques de Shimon Peres ou des 72 756 £ pour se rendre à Abu Dhabi et Bahrein en visite officielle.

Evidemment, de tels chiffres font un peu froncer les sourcils des Britanniques à qui l'on ne parle que d'austérité. Alors la maison royale a trouvé l'argument qui tue : tout cela ne coûte que l'équivalent d'un timbre poste première classe par Britannique : 65 pences.

Donald Trump a encore frappé...

La scène est racontée par toute la presse Américaine ce matin : Donald Trump est assis à un bureau et papote avec le nouveau Taoiseach Irlandais, Leo Varadkar. En pleine conversation, il spote une journaliste irlandaise particulièrement avenante.

En l’occurrence, il s'agit de Caitriona Perry, la correspondante de la télé publique Irlandaise, le RTE. Le Donald ne se démonte pas et fait remarquer au Taoiseach : « Elle a un très joli sourire, je suis sûr qu'elle doit très bien s'occuper de vous » ? ». C'est tout Trump : d'une part, il vient en direct de se fâcher avec Melania, d'autre part, il a gêné la journaliste en question qui a dû s'avancer pour recevoir le compliment... et enfin, il a embarrassé le Taoiseach irlandais qui se trouve être gay ! Grand Chelem !

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