Après un mois de manifestations contre le pouvoir, les Nicaraguayens s'en prennent désormais aux "arbres de vie" : des structures d'acier aux couleurs criardes et installées par la vice-présidente Murillo dans tous le pays.

Destruction d'un arbre de vie au Nicaragua le 26 mai
Destruction d'un arbre de vie au Nicaragua le 26 mai © AFP / Inti OCON

Les "arbres de vie" ne sont pas de vrais arbres mais des structures métalliques librement inspirées du célèbre « arbre de vie » peint par Gustav Klimt en 1909. En clair, il s'agit de volutes d'acier recouvertes de peinture criarde et de plusieurs mètres de haut.

Précisons qu'il ne s'agit pas d'oeuvres d'art mais d'une sorte de proposition politico-symbolique. C'est la vice-présidente nicaraguayenne, Rosario Murillo, par ailleurs épouse du président Ortega, qui en a eu l'idée en 2013.

L'idée lui a semblé tellement bonne, que ces « arbres de vie » monumentaux ont envahi les rues et les places de la capitale et du pays. On en compte au moins 150, pour un coût d'une quinzaine de milliers d'euros par arbre. Une gabegie pour un pays si pauvre.

Ces "arbres" sont le symbole d'un pouvoir détesté...

Exactement ! Depuis fin avril, date à laquelle les habitants de la capitale Managua ont abattu le premier de ces « arbres de vie », toutes les semaines, des centaines de manifestants se retrouvent autour de ces structures honnies pour les abattre.

Mais c'est plus qu'une révolte esthétique, c'est aussi une manière de s'en prendre à la vice-présidente. Comment la décrire ? D'abord elle est toute puissante mais aussi totalement excentrique :

Un peu prétresse new-age, un peu évangèlique, omniprésente à la radio et à la télévision, elle parle épanouissement personnel dans un pays pauvre et, entre elle et son mari de président, participe à un culte grotesque de la personnalité et du pouvoir.

Un pouvoir qui tire sur les manifestants...

Soyons clair : au Nicaragua, les manifestants abattent les « arbres de vie » de la vice-présidente et le pouvoir, lui, réplique à balles réelles : Selon un décompte indépendant, il y aurait eu au bas mot 76 morts depuis un peu plus d'un mois.

En Grande-Bretagne, renoncer à la nationalité peut coûter cher...

Surtout depuis que le gouvernement a augmenté les taxes. Depuis avril, renoncer à la nationalité britannique coûte 372£ par personne, environ 425€ tout de même. Or les Britanniques, à cause du Brexit, se précipitent sur les passeports européens.

En France, en Allemagne ou en Espagne, où la double nationalité est permise, tout va bien. Mais pas la Pologne, les Pays-Bas ou l'Autriche par exemple. Là c'est double peine : taxes pour les nouveaux passeports, taxes pour la perte de la citoyenneté britannique.

Or il y a 1,3 millions de Britanniques qui vivent au sein de l'Union européenne et le nombre de Britanniques voulant acquérir la nationalité d'un autre pays a crû de 165% en un an ! Le gouvernement britannique a donc pensé qu'il n'y avait pas de petites recettes.

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