Le Guardian est un des plus grands journaux britanniques, un journal de référence, l'équivalent du Monde en Grande-Bretagne. Son idée est assez classique : elle consiste à proposer à ses lecteurs un voyage d'études d'une semaine en Grèce.

Beaucoup de quotidiens proposent ce genre de service. En l’occurrence, le séjour proposé n'est pas donné puisqu'il coûte 3 500 euros.

Le problème, c'est le contenu du voyage : le Guardian ne propose d'aller visiter en compagnie de conférencier la Grèce antique mais, il s'agit "d'un voyage éducatif et informatif sur la Grèce contemporaine." Jusque là tout va bien.

Sauf qu'il s'agit en fait « d'explorer en petit comité les conséquences de la crise financière en allant à la rencontre des Grecs, dans la banlieue d'Athènes, puis en visitant des ONG qui travaillent avec les plus pauvres et les réfugiés ».

Et la publicité promet aussi de pouvoir parler avec des politiques de la politique d'austérité et de ses conséquences. Une visite sur l'île de Samos, au plus près de la crise des réfugiés, est même prévue.

Un peu de temps est tout de même réservé à la visite de l'île et à ses plaisirs, au cas où les rencontres avec les réfugiés seraient trop pesantes. Pour rappel, cela coûte 2 500 livres sterling,  c'est à dire 3 500 euros bien comptés : départ le 30 mars 2019, les réservations sont ouvertes.

Alors évidemment, les réactions ne se sont pas fait attendre, surtout en Grèce. Les réseaux sociaux se sont enflammés. 

Un internaute supplie les Britanniques de ne pas dépenser une telle somme pour ce « safari à la chasse aux pauvres »

"La Grèce n'est pas un zoo !" Ajoute un autre qui rappelle que la Grèce a suffisamment souffert pour ne pas en plus subir l'humiliation colonialiste d'un groupe de Britanniques condescendant.

Mais le conseil le plus amusant est encore celui de cette internaute qui explique qu'avec 3 500 euros on peut voyager dans d'excellentes conditions en Grèce, et dépenser auprès de la population la somme en question, ce qui aidera l'économie locale et sera beaucoup plus utile !

Au Canada, les premiers ennuis de Justin Trudeau...

C'est le quotidien suisse Le Temps qui a eu l'idée de ramasser en un grand papier tous les ennuis de Justin Trudeau, le si photogénique et si moderne Premier ministre canadien que le New York Times appelait il y a encore quelques mois le « leader du monde libre ».

Eh bien pour la  première fois en deux ans et demi de pouvoir, Justin Trudeau voit une majorité de Canadiens désapprouver sa politique : 56% d'opinions défavorables, c'est simple : il est désormais aussi impopulaire que Donald Trump !

Son voyage en Inde n'a rien arrangé : je rappelle qu'il a passé une semaine en Inde, avec sa famille en multipliant les costumes indiens bigarrés pour lui et les saris pour madame. Les Indiens en rigolent encore et il est passé en quelques jours de cool à ridicule.

C'était plus humiliant que quelques jours plus tard, Emmanuel Macron a fait un sans faute en Inde et a signé des contrats 13 fois plus importants que le Canadien. L'humiliation était complète. Mais il n'y a pas que cela.

Il y a tout simplement un décalage entre le discours et la réalité. Un discours très écolo par exemple, mais dans la réalité un soutien sans faille aux pétrolier canadiens. Bref, Justin Trudeau, grand causeux, petit faiseux, paie le prix de son inconsistance.

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