Cette spécialité laitière viking un peu spécial, entre le yaourt et le fromage frais, est le dernier aliment à la mode aux USA.

skyr
skyr © Getty / The Washington Post

On en mange à Reykjavik depuis plus de 1 000 ans. Evidemment, si le skyr n'a jusqu'à présent pas conquis les palais en deca de l'Atlantique nord, c'est parce que c'est une peu spécial. Le skyr est un yaourt tellement épais qu'une petite cuillère plongée dedans a de fortes chances d'y rester plantée.

Mais ça a aussi plein d'avantages : c'est indestructible, le skyr ! Comme ça n'est ni sucré, ni salé, vous pouvez en mettre partout : en dessert, en salade façon feta, au petit déjeuner avec des fruits et des céréales. Bref, du skyr a toutes les sauces.

Pourquoi voudrait-on manger du skyr alors que le bon vieux yaourt convient parfaitement ? Tout simplement parce que le skyr est, selon les spécialistes de l'agroalimentaire, le prochain blockbuster alimentaire, le prochain yaourt grec, si vous voulez : il est très simple à faire et entre le pis de la vache islandaise et le supermarché, trois jours suffisent.

Ensuite, il plaît à tout le monde : les enfants rigolent beaucoup à y planter des cuillères, les parents adorent le fait que même en tombant, il ne se reverse pas et les gastronomes multiplient déjà les recettes à base de skyr.

Parceque le skyr est très pauvre en matière grasse et en sucre et très riche en protéines. C'est donc la recette du succès. Dans les 10 ans à venir, les mêmes spécialistes lui prédisent un chiffre d'affaires mondial de 7 par an !

Y aura-t-il assez de vaches en Islande pour produire du skyr ? Pour l'instant, oui : 700 éleveurs islandais ont même essayé d'en faire une AOC, sans succès. Du coup, tout le monde peut produire du skyr. Il y a déjà du skyr anglais, américain et, je lance un appel : à quand du skyr normand ou breton ?

Ce sera de toutes façons plus facile à imiter et exporter voire même à déguster que l'autre spécialité islandaise, le hakarl. Du requin pourri pendant 3/4 mois sous terre, puis coupé en petit cube apéritif. Un goût unique qui ne passe qu'avec de l'Aquavit !

  • Une revue de presse Islandaise

Oui, pendant que je vous cherchais des recettes islandaises, j'ai pris le temps de feuilleter la presse de Reykyavik et notamment le Morgunbladid. Un quotidien qui titrait hier sur une deuxième tentative ratée pour former un gouvernement.

Un mois après les législatives, à droite comme à gauche, personne n'est encore parvenu à former une coalition. Toujours pas de Premier ministre donc et le Parti des pirates, arrivé troisième, attend son heure : acceptera-t-il de s'allier et les autres de gouverner avec lui ?

Dans le El Watan algérien, je suis tombé sur une info assez réjouissante pour tous les amoureux de la diversité culturelle et linguistique : l'introduction dans les tribunaux de la langue amazighe, parlée par des millions d'algériens berbères ou kabyles.

C'est une vraie avancée : jusqu'à présent, précise El Watan, la loi ne le permettait pas. Ça va changer et la justice, jusqu'à présent arabisée, se rapprochera un peu plus des Algériens du commun et surtout d'une culture et d'une langue plus que millénaire.

Une drôle de compétition entre le Japon et la Chine : celui qui concevra le plus vite un train commercial Maglev, c'est-à-dire à sustentation magnétique capable de filer à plus de 600km/h ! Un article passionnant que l'on trouve ce matin dans le South China Morning Post, un quotidien de Hong Kong.

Le Japon a pris un train d'avance puisqu'un 1er test à 603km/h a été réussi en avril 2015. Mais les Chinois, qui ont construit 20 000 kms de lignes de TGV en 10 ans, pensent commercialiser un premier Maglev dès 2020. Ça mettrait Pékin à 2h30 de Shanghai !

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