Les contraceptifs sont devenus tellement rares qu’ils ont parfois disparu des pharmacies depuis plus d’un an. C'est simple, les stocks de pilules ont baissé de 90% depuis 2015.

C'est au marché noir que les vénézuéliens peuvent se procurer des contraceptifs de toutes sortes
C'est au marché noir que les vénézuéliens peuvent se procurer des contraceptifs de toutes sortes © Getty / pederk

Il faut rappeler que le Vénézuéla est un pays riche, assis sur les premières réserves de pétrole au monde ! Pendant des années, pilules, préservatifs et autres stérilets étaient gratuits. C’était un pays pionnier du contrôle des naissances.

Alors pour les Vénézuéliens, il reste la méthode Ogino, les stratégies d'évitement, voire les conseils de grand-mère créole : manger de la papaye deux fois par jour additionné de thé au gingembre.

Et puis aussi… payer ! Au marché noir, une boîte de pilules coûte la bagatelle de 120 000 bolivars : un tiers du salaire minimum. On peut aussi aller en Colombie ou au Brésil voisins, dont les pharmacies sont prises d’assaut.

La conséquence de cette pénurie, c'est la hausse des avortements et des MST qu’on ne peut même pas soigner correctement puisqu'on manque aussi d'antibiotiques ! Sans parler du SIDA : à Caracas seulement, le nombre de malades traités est passé de 3 000 à 5 600 en trois ans.

En Nouvelle-Zélande, parler maori peut encore poser des problèmes...

Kanoa Lloyd est présentatrice vedette d’une émission du soir à la télévision néo-zélandaise. Elle est par ailleurs d'origine maorie, les premiers habitants de cet archipel colonisé ensuite par les Britanniques.

En 2015, elle a décidé d'ajouter quelques mots de maori à ses reportages. Aussitôt, Elle a reçu des dizaines de plaintes. Certains Néo-Zélandais blancs se sentant exclus, ne parlant pas maori. 

Elle a insisté. Après tout, le maori est une des deux langues officielles du pays. Mais lorsqu’elle a récemment utilisé le nom maori de la Nouvelle-Zélande, Aotearoa, on est passé aux insultes et aux menaces.

Kanoa Lloyd a répondu en postant sur Facebook une vidéo. Mais ses collègues aussi ont réagi : il y a désormais une épidémie de mots maoris dans les médias néo-zélandais. 

►► La radio publique néo-zélandaise propose des cours de prononciation de maori. 

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