A la Une de la presse dans le monde

La presse brésilienne fêtait hier les 70 ans de Lula. Un anniversaire plutôt amer, explique O Globo , alors qu'une enquête vise son fils qui aurait reçu près de 250 000€ de lobbyistes. Dilma Rousseff a fait une apparition. Selon les témoins, ils ont évité de parler politique.

Le Mail & Guardian sud-africain s'est plongé dans les déclarations de patrimoine des députés : des terres, des actions, des maisons, mais aussi des boites de thé, du vin (beaucoup de vin) et même un « lobola », un cadeau de mariage (en bétail ou en espèces).

En Egypte, le quotidienEl Wafd a mené l'enquête sur les achats de votes lors des législatives du 14 octobre : à Alexandrie, c'est 400£/45€ le vote et à Giza, les partis ont payé en nature : sucre et huile. Le système a été massif, explique le quotidien.

En Hongrie, l'édito de Népszava n'a pas apprécié que les Européens réunis en sommet le week-end dernier aient décidé de tout faire pour stopper les migrants : « c'est une victoire complète pour la ligne de Viktor Orban. Que reste-t-il de l'idée européenne ? »

Enfin, on va finir avec leChosun Ilbo , le quotidien coréen, avec le nouveau slogan en anglais de la capitale Séoul : « I Seoul U » . Le Chosun le trouve faible et surtout incompréhensible pour les non-anglophones. Bref, un ratage qui, en plus coûte cher.

Les stratégies familiales étudiantes en Corée

Ce sont en fait les universités canadiennes qui ont levé ce lièvre : si vous étudiez au Canada, vos enfants ont aussi le droit d'y faire leurs études, mais gratuitement. Donc, des dizaines de mères coréennes se sont inscrites et ont obtenu leur visa d'étudiantes.

Le calcul est le suivant : étudier au Canada coûte en moyenne la bagatelle de 15 000€ par an et par enfant. Imaginez une famille de 2 ou 2 ados en âge d'étudier : on parle donc de 45 à 50 000€ par an rien qu'en frais de scolarité.

Donc, si maman part en éclaireuse, elle paie pour elle et ensuite fait venir un à un ses enfants qui étudient gratuitement dans les meilleures écoles du pays. C'est tout bénéf ! Sans compter qu'en plus, nos étudiants ont le bonheur d'avoir maman sur le campus.

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Mais les autorités canadiennes se sont rendues compte assez vite de la ruse et elles viennent de changer la règle : elles ont réduit le nombre d'universités proposant ce type de visas familiaux et obligent les mères à apporter la preuve de leur assiduité estudiantine.__

Mais ça n'a pas encore découragé ces mères. Pour deux raisons : d'abord, il y a le facteur psychologique : une mère coréenne fera tout pour rester auprès de sa couvée, surtout à l'étranger et surtout s'il s'agit d'économiser autant d'argent.

Enfin, il y a une seconde raison beaucoup plus sympathique : changer de vie, tout bonnement. Ces visas étudiants permettent ensuite de travailler, diplôme en poche, pendant 3 ans au Canada. Et bon nombre de mères, trop vite mariées, y voit une seconde chance. Une libération en somme.

Cela ne concerne tout de même que les plus riches des Coréens. C'est vrai, mais d'abord la Corée du Sud est de plus en plus en plus riche : c'est la 12e puissance économique mondiale, juste après... le Canada. Ensuite, étudier à l'étranger est une tradition bien établie en Corée, même si les chiffres sont en baisse.

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